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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°54 Breuklijnen

Décembre - December 2011
vendredi 30 décembre 2011 par J.V.

 DROITS DE L’HOMME DANS LE MONDE

- Ontwikkelingshulp afhankelijk van homorechten

De Verenigde Staten gaan hun beslissingen over de toekenning van ontwikkelingshulp aan een land mee laten afhangen van de wijze waarop dat land omgaat met homoseksuelen en transseksuelen. Dat maakte minister Hillary Clinton van Buitenlandse Zaken bekend tijdens een toespraak in Genève. Het Witte Huis publiceerde een beleidsdocument terzake.

President Obama geeft Amerikaanse ambassades de opdracht om te vechten tegen « het criminaliseren van homoseksuelen ». Ook zullen de VS homoseksuele asielzoekers zo veel mogelijk beschermen.

In twee van de grootste ontvangers van hulp, Pakistan en Afghanistan, zijn homoseksuele activiteiten bij wet verboden. In Saudi-Arabië, Iran en de Verenigde Arabische Emiraten staat er zelfs de doodstraf op.

De president van de Human Rights Campaign, Joe Solmonese, ontmoette minister Clinton vandaag. « De regering van Obama heeft een gigantisch verschil gemaakt in het leven van homoseksuelen en transseksuelen in de VS. Zijn leiderschap zal nu ook in de rest van de wereld voor hen strijden », zei hij.

(AP) in De Standaard 07/12/2011
 

- Nouveau code de la famille au Mali

« Une régression », selon les organisations de défense des droits de l’homme. « Une victoire », pour les associations islamiques.

Le 2 décembre, le nouveau code de la famille a été adopté à l’unanimité des 121 députés présents, mettant un terme à deux ans de débats entre élus et société civile.

Une première version, votée en 2009, n’avait jamais été promulguée, le président Amadou Toumani Touré s’étant heurté à l’opposition des islamistes, qui avaient organisé des marches de protestation. Cette fois, il aura fallu de longues heures de discussions à l’Assemblée pour venir à bout des 49 articles litigieux (sur un total de 1143).

Désormais, l’homme est l’unique chef de famille, la « puissance paternelle » remplaçant la notion d’« autorité parentale », qui consacrait l’égalité hommes-femmes. Dans la même veine, les époux ne se doivent plus « mutuellement fidélité, protection, secours et assistance » : la femme doit « obéissance » à son mari, et le mari « protection » à sa femme. Celle-ci pourra avoir un domicile distinct ou garder son nom en cas de divorce, avec l’accord de son époux. Enfin, le mariage religieux devient l’égal du mariage civil – cette disposition avait été écartée dans la première mouture.

Cependant, ce code, soulignent les députés, donne à chacun le choix d’opter pour les règles du droit civil ou bien pour celles issues des coutumes et de la religion. Un consensus qui ne plaît ni aux islamistes ni aux tenants de la parité.

(Malika Groga-Bada, in Jeune Afrique, 11.12.2011.)
 

- Le fracassant silence du président Barack Obama

Que jamais plus, tant qu’elle n’aura pas aboli l’odieuse et ancestrale peine de mort, l’Amérique ne prétende donner des leçons de démocratie – et surtout pas au nom des droits de l’homme – au reste du monde !

Car cette Amérique, en exécutant froidement Troy Davis ce 21 septembre 2011 n’avait que mépris et indifférence pour ces millions d’hommes et de femmes qui réclamaient, à cor et à cri, une justice plus humaine et compassionnelle, tout simplement plus « juste », envers un innocent.

Oui : c’est là une tache indélébile désormais, aux yeux effarés des vrais démocrates, sur cette Amérique qui, loin d’être cette grande nation moderne qu’elle se vante d’être, ne vaut guère mieux, en la circonstance, que ces pays ayant recours, en matière de justice, aux méthodes les plus barbares et moyenâgeuses, telles la lapidation ou la pendaison, pratiques communément appliquées là où sévit, de sinistre mémoire, l’obscurantiste « charia ».

Davantage : il vaut apparemment mieux se voir condamné à mort en Iran, là où l’on peut encore sauver sa peau, comme Sakineh [1], lorsque l’opinion publique internationale implore la clémence des autorités politico-religieuses, qu’aux Etats-Unis, là où nul ne peut venir à votre secours, comme pour Troy, lorsque cette même opinion publique internationale implore une même clémence aux autorités politico-religieuses.

Paradoxe consternant : les ayatollahs et autres enturbannés de Téhéran, pour intégristes qu’ils soient, se sont avérés moins fanatiques, au bout de ce sordide compte, que les juges en costume et cravate de Géorgie !

Quant à Barack Obama, n’en parlons pas : son fracassant silence, sur cette douloureuse affaire Davis, est indigne, par-delà son manque de courage politique et de clairvoyance intellectuelle, de ce prix Nobel de la paix que la prestigieuse Académie de Stockholm lui a, sur l’unique et très mince base de ses beaux mais seuls discours théoriques, un peu trop vite accordé. Ainsi est-ce bien plus qu’une simple tache sur la justice américaine que cet assassinat de Troy Davis révèle en négatif : c’est l’institution du Nobel de la paix elle-même, son sens profond et sa portée philosophique, qui, à travers cette lâcheté de Barack Obama, dont les véritables préoccupations sont manifestement plus électoralistes qu’humanistes, se voit éclaboussée là.

Car c’est le puissant lobby des défenseurs du port d’armes tout autant que l’imposante frange des partisans de la peine de mort (trente-six des cinquante Etats composant les Etats-Unis l’ont encore inscrite dans leur système judiciaire), lesquels constituent une part non négligeable de son électorat, que le futur candidat à un deuxième mandat présidentiel aura finalement écouté là, bien plus que sa propre conscience (…).

Ainsi, en d’aussi pénibles et révoltantes conditions, ne peut-on que concorder avec la toute récente déclaration, à ce sujet, du très estimable Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux (le ministre français de la Justice) et, à ce titre, glorieux père, il y a trente ans très exactement, de l’abolition de la peine de mort, sous la présidence de François Mitterand, en France : « Cette exécution est un crime, un crime judiciaire, et le pire qui soit : l’exécution d’un innocent par la machine judiciaire aveugle », vient-il en effet de marteler, très justement, sur les ondes d’une importante radio de l’Hexagone. Et d’ajouter, non moins opportunément, que c’était la « une défaite pour l’humanité ».
(…)

Daniel Salvatore Schiffer, philosophe et écrivain,
in La Libre Belgique, 24-25 sept. 2011
 

- China vroeg niet deel te nemen aan de uitreiking van de Vredesprijs

China had alle landen gevraagd geen ambassadeur naar de uitreiking van de Nobelprijs voor de Vrede te sturen, die plaats had op vrijdag 9 december te Oslo.

Afghanistan, China, Columbia, Cuba, Egypte, Iran, Irak, Kazachstan, Marokko, Pakistan, Filipijnen, Rusland, Saudi-Arabië, Servië, Sudan, Tunesië, Oekraïne, Venezuela en Vietnam woonden de ceremonie niet bij. De meeste van die landen hebben belangrijke handelsbetrekkingen met China.

Tijdens de ceremonie bleef de stoel van de Chinese dissident Liu Xiaobo onbezet.

« Voor de Chinese regering is Liu Xiaobo een crimineel die een inbreuk heeft gepleegd op artikel 105 van de strafwet, dat bepaalt dat het een misdaad is om anderen aan te zetten de staat omver te werpen. Liu heeft deelgenomen aan de protesten op het Tienanmenplein in 1989 en heeft daarna verschillende oproepen gedaan voor politieke hervormingen. Hij was een van de auteurs van Charter 08, een manifest dat door 350 intellectuele en mensenrechtenactivisten was ondertekend naar aanleiding van de zestigste verjaardag van de Volksrepubliek China in 2008. »

(De Standaard, 8-12-2011)
 

Op een persconferentie zei de woordvoerster van het Chinese ministerie voor Buitenlandse Zaken : « Wij gaan onze politiek niet veranderen omdat enkele clowns zich bemoeien met ons land. »

De idealen die we koesteren, onze zoetste dromen en goede hoop worden misschien geen werkelijkheid tijdens ons leven. Maar dat is het punt niet. De wetenschap dat jij in jouw dagen je plicht deed en de verwachtingen van je medemensen waar hebt gemaakt, is op zich een waardevolle ervaring en een geweldige prestatie.
Nelson Mandela, 1 april 1985
aan Sheena Duncan, een antiapartheidsactiviste
 

[1Sakineh Mohammadi Ashtiani, femme iranienne de 43 ans, condamnée à la lapidation pour cause d’adultère et libérée en juillet 2011 sous pression internationale (ndlr).


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