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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°3 Breuklijnen

mercredi 25 juillet 2007 par J.V.

 GENOCIDES

BURUNDI 1972 : AU BORD DES GÉNOCIDES par Jean Pierre CHRETIEN et J.-F. Dupaquier.
KARTHALA, 2007, 496 p. Collection : HOMMES ET SOCIETES, 29 euros.
La crise de 1972, appelée ikiza -le fléau- par les Barundi, est la plus grave vécue par ce pays avant la guerre civile qui l’a déchiré entre 1993 et 2003. Aucune étude approfondie de cette crise majeure n’existait. Les nombreux documents et témoignages livrés par les auteurs sur ce génocide des élites hutu aideront aussi à réfléchir sur le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. Les analyses portent aussi sur la construction des propagandes contradictoires et sur le jeu, souvent ambigu, des puissances étrangères.

Marie-France Cros commente, dans La Libre Belgique du 23/06/2007 : « Parce que ce génocide-là n’a pas eu d’écho (certains ambassadeurs avaient imposé le silence aux coopérants horrifiés), sauf en Belgique, et fut donc moins connu, et parce que ses auteurs sont restés au pouvoir une fois leur forfait accompli, il n’a pas fait l’objet d’une reconnaissance officielle internationale. Victimes et bourreaux n’ont donc pu faire leur deuil et aujourd’hui encore, c’est par rapport aux événements de 1972 qu’on se détermine politiquement au Burundi. /…/ Jean-Pierre Chrétien est historien, spécialiste des Grands lacs ; son co-auteur est journaliste et, à l’époque, coopérant dans l’enseignement au Burundi. Sur base de notes personnelles, interviews et documents récemment rendus publics, ils font la lumière sur les deux faits qui constituent la tragédie : l’attaque - habituellement niée par les partisans de la cause hutue - et sa répression - toujours justifiée par ceux de la cause tutsie. »

RWANDA

Le TPIR a rendu public son dossier d’accusation, tenu secret depuis deux ans. Kigali s’indigne du projet prévoyant de le faire juger par la justice française.

Les autorités judiciaires françaises ont accepté, à la demande du procureur du tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), de juger deux Rwandais accusés de génocide et réfugiés en France. Cette demande requiert cependant encore l’accord d’une chambre du TPIR. Elle résulte de l’obligation, pour celui-ci, de terminer tous ses procès en première instance pour la fin 2008, ce qui le pousse à faire juger certains accusés par des tribunaux nationaux.

Du coup, le TPIR a rendu public, cette semaine, les actes d’accusation contre deux personnes dont on ignorait jusqu’ici qu’elles étaient poursuivies. Il s’agit du père Wenceslas Munyeshyaka, dont l’acte d’accusation, resté secret, avait été rédigé en juillet 2005. Le second est l’ex-préfet de Gikongoro, Laurent Bucyabaruta. /…/
Kigali indigné : Le procureur général du Rwanda, Martin Ngoga, s’est indigné de la démarche du TPIR : Kigali considère Paris comme complice du génocide, pour avoir appuyé et armé le gouvernement génocidaire en 1994.

En outre, depuis 1995, des plaintes ont été déposées en France contre l’abbé, sans autre suite que 15 jours de prison pour lui en août 1995. © La Libre Belgique 22/06/2007

 PEINE DE MORT

 
SITUATION DANS LE MONDE : à l’occasion du 2e Colloque international « AFRICA FOR LIFE » tenu à Rome le 18 juin 2007, Sant’Egidio, qui en fut un des organisateurs, avait publié un aperçu de la situation de la peine de mort dans le monde.
 
L’engagement de Sant’Egidio contre la peine de mort – motivé avant tout par la fidélité à l’Évangile et par un rapport privilégié avec les personnes pauvres et oubliées – a favorisé au cours de ces dernières années la constitution d’un large front mondial, interreligieux et laïc, qui s’oppose fermement à cette mesure punitive inhumaine.

Ce mouvement rassemble de nombreuses personnalités appartenant aux grandes traditions religieuses, des représentants de la culture laïque, des prix Nobel pour la Paix, des centaines de parlementaires, en même temps que des millions de citoyens de toute provenance sociale et culturelle, dans plus de 150 pays du monde.

Aujourd’hui, il y a un peu plus de 50 États qui maintiennent la peine capitale, et tous ne l’appliquent pas avec la même assiduité. En 2006, en effet, 91% du nombre total des exécutions a été effectué dans six pays seulement (Chine, Iran, Irak, Soudan, Pakistan et États-Unis). Le nombre des gouvernements abolitionnistes augmente de manière progressive et, en termes relatifs, mais réalistes, le nombre des condamnations à mort mises en acte enregistre partout un fléchissement sensible.

L’Afrique, bien qu’éprouvée plus que tout autre continent par les conflits et la pauvreté, se distingue par une tendance positive tant dans la diminution constante du nombre des exécutions (on en compte officiellement 12 -dans six pays- en 2006) que dans l’augmentation des pays abolitionnistes ou qui actent un moratoire de la peine capitale. La dernière et toute récente bonne nouvelle provient du Rwanda, où le Parlement a voté le 8 juin dernier la suppression de la peine de mort de son système juridique.

Avant 2002, dix pays africains l’avaient abolie (Afrique du Sud, Angola, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Djibouti, Guinée-Bissau, Maurice, Mozambique, Namibie et Sao Tomé et Principe). Dix autres pays sont considérés comme abolitionnistes de fait, dans la mesure où ils n’ont pas procédé à une exécution depuis plus de dix ans (Bénin, Burkina Faso, République du Congo, Gambie, Madagascar, Mali, Niger, République Centrafricaine, Togo).

Dans plus de la moitié des pays africains, personne n’est plus mis à mort. Même le Liberia et le Sénégal sont entrés récemment dans la liste des pays abolitionnistes, tandis que dans le reste du continent africains, différents pays sont en train d’accomplir des progrès significatifs, comme le Maroc, la Zambie, le Malawi. 

 VLUCHTELINGEN

Voor het eerst sinds 2002 moet de VN-vluchtelingenorganisatie UNHCR voor meer mensen zorgen. Dat staat te lezen in het jaarrapport. Ze waren eind 2006 met bijna 10 miljoen, een stijging met 14 % tegenover 2005. De belangrijkste groep komt uit Afghanistan (2,1 miljoen), Irak (1,5 miljoen), Sudan (686.000), Somalië (460.000) en Congo en Burundi (elk 400.000). In feite ligt het aantal hoger, want de 4,3 miljoen Palestijnse vluchtelingen in de bezetten gebieden, in Jordanië, Syrië en Libanon zijn niet meegerekend, want die hangen af van een andere VN-organisatie.

Daarbij komen nog 13 miljoen ontheemden, mensen die in hun eigen land op de vlucht zijn. En dat is dan nog maar het officiële cijfer, want in werkelijkheid wordt het aantal ontheemden op 24 miljoen geschat… (www.unhcr.org)

 MIGRANTS

Het drama van de Afrikaanse bootvluchtelingen staat centraal tijdens het 22ste wereldcongres van het Apostolaat ter Zee (Apostolatus Maris), dat op 25 juni van start ging in het Poolse Gdynia. De verantwoordelijken overleggen nog tot vrijdag 29 juni. Geschat wordt dat sinds 1988 en alleen voor wat betreft de oversteek van de Middellandse Zee al meer dan 8.000 Afrikaanse bootvluchtelingen het leven verloren. “Hun lot kan en mag niemand onverschillig laten”, zegt Mgr. Agostino Marchetto, de secretaris van de Pauselijke Raad voor Migranten en Reizigers en organisator van het congres. Het Apostolaat ter Zee is een internationale organisatie belast met de sociale, culturele en pastorale zorg voor zeelui. Het telt vandaag meer dan 110 centra voor zeelui en aalmoezeniersdiensten in zowat alle grote havens ter wereld. Enkel al de koopvaardij is goed voor zowat 1,2 miljoen zeelui, van wie de meerderheid katholiek en afkomstig uit derdewereldlanden. In de zeevisserij werken naar schatting 41 mensen wereldwijd. Daarbij komt nog dat zowat 90 procent van de wereldhandel over zee verloopt. Aan het congres in Gdynia nemen 270 vertegenwoordigers van zowat over de hele wereld deel, bij hen een 30-tal bisschoppen. Leo Van Doninck nam deel aan dit Congres.

Het eerste wereldwijde Globale Forum voor Migratie en Ontwikkeling had plaats in het Brusselse Egmontpaleis. Het initiatief kwam van de Verenigde Naties, maar België had zijn kandidatuur gesteld voor de organisatie van dit eerste forum. Mgr. Marchetto, de secretaris van de Pauselijke Raad voor Migranten, deed er een oproep tot de regeringen die de internationale conventie voor de bescherming van rechten van arbeidsmigranten nog niet ondertekend hebben. De prelaat benadrukte dat migranten of mensen die op de vlucht zijn niet allereerst en louter als economische factor mogen beschouwd worden, maar dat zij vooral mensen zijn. Hij wees ook op de verantwoordelijkheid van ontwikkelingslanden. Die moeten vermijden dat hun burgers naar het buitenland moeten emigreren om een waardig leven op te bouwen. De afgezant van het Vaticaan voegde eraan toe dat migranten ook plichten hebben. "Zij moeten de identiteit en de wetten van het land waar zij verblijven respecteren, moeten zich integreren - wat niet hetzelfde is als assimileren- én de taal van het gastland leren.” (RK-nieuws van 11-07-2007)

Niet vergeten : een kleine 200 miljoen mensen in de wereld is migrant (waarvan bijna de helft vrouwen). Zij sturen ieder jaar zo’n 200 miljard euro naar hun thuisland. Dat is een veelvoud van hetgeen de geïndustrialiseerde landen aan ontwikkelingshulp besteden !
Niet vergeten : « Zonder Afrikaanse verpleegsters zouden onze ziekenhuizen niet meer draaien. » (Peter Sutherland, VN-diplomaat)


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