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L A V I G E R I E . be
Uganda

Martyrs de l’Uganda
L’histoire de leur martyre

Famille Mission 2011/2
jeudi 30 juin 2011 par Webmaster

Le 24 février 1878, quatre jours seulement après son élection, le pape Léon XIII signa un décret de la Sacrée congrégation pour la Propagation de la foi qui attribuait les régions interlacustres du Tanganyika aux Pères Blancs. Le fondateur de ceux-ci, Monseigneur Lavigerie, alors archevêque d’Alger, fut nommé Délégué Apostolique pour l’Afrique équatoriale. Le 21 avril de la même année, dix de ses missionnaires quittèrent Marseille pour l’Afrique de l’Est. Ils débarquèrent dans l’île de Zanzibar le 30 mai. Au cours de leur progression vers l’intérieur du pays, ils se scindèrent en deux groupes, l’un se rendant au Tanganyika et l’autre en Uganda.

Le 17 février 1879, le père Simon Lourdel et le frère Amans arrivèrent à Entebbe.

Cinq jours plus tard, ils furent reçus par le roi du Buganda, MUTESA qui les autorisa, eux et leurs confrères demeurés provisoirement en arrière, à établir la mission catholique de RUBAGA tout près du palais royal à KAMPALA, la capitale.
Dès avant l’arrivée des Pères Blancs, deux religions avaient fait leur apparition dans cette région : l’islam en 1844 et l’anglicanisme en 1877.

Dès leur arrivée les missionnaires commencèrent leur travail d’évangélisation et annoncèrent la bonne nouvelle de Jésus autour d’eux.

Bientôt commença un petit groupe de catéchumènes.
Parmi les premiers convertis se trouvaient quelques fonctionnaires et quelques pages de la résidence royale. Le baptême des quatre premiers Ougandais eut lieu le 27 mars 1880. Quatre autres furent baptisés deux mois plus tard.

Malgré le zèle des récents baptisés et des catéchumènes, l’avenir de l’Eglise ougandaise ne semblait pas des plus roses. Lorsque les Pères Blancs eurent le sentiment que leur vie était menacée, ils crurent bon de quitter le pays et d’attendre des jours meilleurs.

Le 8 novembre 1882 ils s’exilèrent volontairement dans le BUKUMBI, sur la rive sud du lac Victoria, près de Mwanza dans l’actuelle TANZANIE.

En partant, ils laissaient derrière eux vingt baptisés et 250 catéchumènes. En l’absence des Pères, les chrétiens et les vieux catéchumènes devinrent leurs propres apôtres. Spontanément, ils se divisèrent en petites communautés dirigées par des catéchistes.

Lorsque les missionnaires revinrent de leur exil en 1885, le nouveau roi, MWANGA, leur réserva un accueil chaleureux et enthousiaste. Mais, hélas, la lune de miel fut de courte durée. Ceux qui étaient opposés aux missionnaires, spécialement le Premier ministre et les arabisants, parvinrent à convaincre le roi qu’il s’agissait d’une intrusion des blancs, destinée à le renverser. Il se mit donc à suspecter les Européens tant catholiques qu’anglicans et tous ceux qui les accompagnaient.

Un évêque anglican et sa suite furent massacrés par les sbires de MWANGA. Ce fait suscita la colère de certains chrétiens du Buganda, même au palais royal. Ils blâmèrent le roi à cause de ce massacre d’innocents.

Parmi ceux qui avaient critiqué la position du souverain se trouvait JOSEPH MUKASA BALIKUDDEMBE, fonctionnaire au Palais et malheureusement rival du Premier ministre. Dans sa colère et dans sa honte, le roi ordonna son exécution, prétextant qu’il ne pouvait recevoir de remontrances de la part de semblables sujets. BALIKUDDEMBE, tué le 15 novembre 1885, devint le premier martyr catholique.

Le 25 mai 1886, MWANGA revint au palais après une chasse infructueuse. On raconte qu’il ne trouva personne pour le servir. Lorsqu’il apprit que le personnel était allé écouter des instructions religieuses, il entra dans une telle colère qu’il convia ses chefs à une réunion pour statuer sur le sort de ces chrétiens qui s’étaient rebellés contre lui et la royauté.

L’assemblée décida que tous ceux qui refuseraient de renier le christianisme perdraient la vie.

Les pages furent invités à définir publiquement leur position devant le roi et ses notables. Ceux qui déclarèrent vouloir demeurer chrétiens furent condamnés à mort. Le Père Lourdel intercéda vainement en leur faveur.

L’endroit choisi pour l’exécution fut NAMUGONGO à dix kilomètres environ de la capitale ; l’un des condamnés fut tué à MENGO, sur la route du supplice.
Le 3 juin 1886 trente-deux jeunes gens, catholiques et anglicans, furent molestés au moyen de lances et de torches puis enroulés dans des nattes et jetés dans les flammes.

Pendant leur supplice, ils demeurèrent inébranlables dans leur foi et s’encouragèrent mutuellement, spécialement les jeunes comme KIZITO, qui n’avait que 14 ans.

Ils moururent dans la sérénité et la prière. Le dernier supplicié Jean-Marie MUZEEYI, fut décapité ; son corps fut jeté dans un marécage près de MENGO, un faubourg de la capitale.

Ces martyrs ont été canonisés par Paul VI au cours du concile Vatican II, en présence de 2.000 évêques rassemblés à Rome, le 18 octobre 1964.

Leur exemple a inspiré beaucoup de chrétiens ougandais, spécialement dans les moments désespérés.

En Ouganda le 3 juin est un jour de fête pour les catholiques du pays et chaque année, un pèlerinage se rend à NAMUGONGO.

(Photos et texte Vivant Univers)
 

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