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L A V I G E R I E . be

DIALOGUE & RENCONTRE - Avril 2017.

samedi 1er avril 2017 par G.Verbist, mafr.

Rencontre spirituelle islamo-chrétienne

A l’occasion de la Fête de l’Annonciation, le 25 mars, une rencontre autour de Marie était organisée à Louvain-la-Neuve, rassemblant chrétiens et musulmans.
C’est du Liban, pays où communautés chrétiennes et musulmanes vivent ensemble, que l’initiative est venue. C’est un jour férié dans ce pays.

Vivre ensemble, c’est bien sûr favoriser l’ouverture à l’autre, la solidarité, la tolérance ; mais aussi la rencontre de l’Autre est essentielle et ne peut se faire que dans un moment vrai et partagé.

C’est surtout en Afrique que se développe l’initiative de se rassembler autour de Marie, la mère de Jésus. (Tout un chapitre du Coran est consacré à Marie, « la femme la plus parfaite de la création »)

Des rencontres ont eu lieu à Tunis, Kinshasa, Ouagadougou, Porto Novo...
En Algérie, la date du 30 avril, fête de Notre Dame d’Afrique, a été choisie pour célébrer ’Ensemble avec Marie’. Prière, écoute d’extraits de textes sur Marie, table ronde sur le thème, nous dit le père Anselme Tarpaga, mafr, recteur de la basilique.

(La Croix)
 

La Conférence d’Al-Azhar affirme
« l’égalité entre musulmans et chrétiens »

Organisée par l’université d’Al-Azhar au Caire et par le Conseil des Sages musulmans basé à Abu Dhabi, cette conférence a réuni pendant deux jours (28 février et 1 mars 2017 au Caire) des responsables politiques et religieux du Moyen-Orient avec le souci d’affronter les défis de l’extrémisme religieux.

« Al-Azhar, le Conseil des Sages musulmans et les chrétiens de l’Orient se rencontrent de nouveau aujourd’hui pour confirmer la foi dans l’égalité entre les musulmans et les chrétiens dans les patries, les droits et les devoirs puisqu’ils forment une seule nation. Les musulmans ont leur religion et les chrétiens ont la leur », affirme la déclaration finale.

S’appuyant sur ‘la charte de Médine’ – que la tradition musulmane attribue au prophète Mohammed et qui est réputée régir les rapports entre les premiers croyants musulmans et les tribus juives habitant dans cette ville - la déclaration finale affirme que la charte « ne comprenait aucune discrimination ou exclusion à l’encontre d’une quelconque fraction de la société de l’époque, mais prévoyait l’exercice de politiques basées sur la pluralité des religions, des races et des couches sociales ».

Le cheikh d’Al-Azhar avait déjà qualifié d’ « anachronique » le statut de protection-domination (dhimma) des minorités religieuses dans les États majoritairement musulmans, ainsi que l’imposition de la taxe qui leur était spécialement réservée.

Dans le droit fil de cette prise de position, la déclaration finale « espère que les intellectuels et les penseurs font attention au danger de l’emploi du terme ’minorités’, qui porte dans ses plis la notion de la discrimination et de l’isolement sous prétexte d’affirmer les droits ».

Cette conférence s’inscrit dans un contexte politique délicat en Égypte, marqué par les violences récurrentes d’Al-Qaïda dans le Sinaï et les violences commises contre les coptes.

A l’issue de ces deux jours de rencontre, le président Al Sissi a convié plusieurs patriarches orientaux – dont le chaldéen Louis Sako et le maronite, cardinal, patriarche d’Antioche, Bechara Raï – pour leur redire « le rôle fondamental des responsables religieux dans l’ensemble des pays arabes ». Il leur a redit sa volonté de « renouveler le discours religieux comme antidote aux conflits sectaires ».

(A.B. Hoffner. La Croix.)
 

Maroc - Apostasie

Il s’agit de l’apostasie, c’est-à-dire du fait, pour un musulman, de changer de foi, ou de devenir carrément athée ou agnostique. Il existe un hadith qui dit qu’il mérite la mort. L’apostasie se paie au prix fort.

Le Conseil supérieur des oulémas du Maroc, dont le président est le Roi, s’est focalisé sur la notion d’apostat ou de renégat qu’il a ’contextualisée ’.

Le renégat n’est plus celui qui change de religion mais celui qui trahit la collectivité. Il s’agit donc de haute trahison et on n’a pas besoin de texte religieux pour punir ce crime. Il est prévu dans le code pénal.

Et le Conseil de conclure que l’apostat sera puni au Ciel et non sur Terre. Ici-bas, il ne peut y avoir que haute trahison, ce qui n’a rien à voir avec la religion.

On sait que le Maroc est en train d’exporter sa vision de l’islam dans toute l’Afrique par divers canaux. Cette décision proclamée à Rabat pourrait avoir des conséquences positives sur le continent. On n’est pas loin d’une reconnaissance de la liberté de conscience par la plus haute autorité religieuse du pays.

(Jeune Afrique.12-03-17)
 

28 – 29 avril : le Pape François au Caire à l’invitation du président de la république, des évêques de l’Église catholique, de Sa Sainteté Tawadros II, pape des Coptes, et du grand imam de la mosquée d’AL-Azhar, Cheikh Ahmed Mohammed Al Tayyeb.
La visite se limitera à la capitale.

LIVRES

  L’islam contre le radicalisme : manuel de contre-offensive.
Par Imam Abdelali Mamoun. Edit. Cerf. 19€.

L’auteur est indéniablement un fin connaisseur des courants extrémistes de l’islam. Défenseur d’une « conception rénovée de l’islam », il tente de trouver les arguments susceptibles de convaincre leurs adeptes.
  La féministe et l’imam.
Par Marie-Françoise Colombani et Tareq Oubrou.
Edit. Stock. 200 p. 20,75 €.

Comme à son habitude, Tareq Oubrou, imam de la grande mosquée de Bordeaux, joue son rôle de théologien classique, mais désireux de trouver un compromis avec le cadre laïc et républicain.
  G.Verbist, mafr.

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