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L A V I G E R I E . be

Voeux à la curie romaine : « L’humilité de l’Enfant Jésus »

vendredi 24 décembre 2021 par Webmaster2

Le pape François a invité ses collaborateurs à se « laisser évangéliser par l’humilité de l’Enfant Jésus », dans son discours à la curie romaine de ce 23 décembre 2021, à l’occasion du traditionnel échange des voeux pour Noël.

Le pape a longuement commenté la guérison du Syrien Naaman, malade de la lèpre, pour conclure : « Chers frères et sœurs, en nous souvenant de notre lèpre, en fuyant les logiques de la mondanité qui nous prive de racines et de bourgeons, laissons-nous évangéliser par l’humilité de l’Enfant Jésus. Ce n’est qu’en servant et en considérant notre travail comme un service que nous pouvons vraiment être utiles à tous. »
Humilité et synodalité
Le pape voit dans l’humilité la condition de la synodalité dans l’Eglise : « Si l’Église parcourt la voie de la synodalité, nous devons les premiers nous convertir à un style de travail, de collaboration, de communion différent. Et cela n’est possible qu’à travers le chemin de l’humilité. bLors de l’ouverture de l’assemblée synodale, j’ai utilisé trois mots-clés : participation, communion et mission. Ces mots sont les trois exigences que je voudrais indiquer comme style d’humilité auquel il faut tendre, ici, à la Curie. Trois façons pour faire du chemin de l’humilité, un chemin concret à mettre en pratique. »
Le pape a cité deux auteurs français : le cardinal Henri de Lubac et Georges Bernanos.
De de Lubac, le pape cite ce passage de Méditation sur l’Eglise : « Participation, mission et communion sont les caractéristiques d’une Église humble qui se met à l’écoute de l’Esprit et place son centre en dehors d’elle-même. Henri de Lubac disait : « Aux yeux du monde, l’Église, comme son Seigneur, a toujours l’aspect d’une esclave. Elle existe ici-bas sous la forme d’une servante. […] Elle n’est ni une académie de scientifiques, ni un cénacle de spirituels raffinés, ni une assemblée de surhommes. Elle est exactement le contraire. Les infirmes, les difformes, les misérables de toute sorte s’y assemblent, les médiocres s’y bousculent […] ; il est difficile, ou plutôt impossible, pour l’homme naturel, tant qu’une transformation radicale ne s’est pas opérée en lui, de reconnaître dans ce fait l’accomplissement de la kénose salvifique, la trace adorable de l’humilité de Dieu » (p. 352). »

De Bernanos il cite une expression, à propos d’une forme de tristesse orgueilleuse : « L’orgueilleux, enfermé dans son petit monde n’a plus ni passé ni avenir, il n’a plus ni racines ni bourgeons, il vit avec le goût amer de la tristesse stérile qui envahit le cœur comme « le plus riche des élixirs du démon » (Bernanos, ndlr). Au contraire, la personne humble vit constamment guidée par deux verbes : se souvenir et engendrer, fruit des racines et des bourgeons, et elle vit ainsi l’ouverture joyeuse de la fécondité. »
Trois cadeaux à ses collaborateurs
Le pape François a aussi offert trois livres à ses collaborateurs.
Un livre du nonce apostolique originaire du Nigeria, Mgr Fortunatus Nwachukwu, 61 ans, récemment nommé Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies à Genève : « Parole abusée. Le commérage dans l’enseignement du pape François » (« Parola abusata. Il chiacchiericcio nell’insegnamento di Papa Francesco »).


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