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L A V I G E R I E . be

Les 150 ans des Pères Blancs : 1868 – 2018

Band 2/4 2017
lundi 10 juillet 2017 par F.D. (Traduction), W. Trypsteen, M.Afr. , Webmaster

Les Pères Blancs existent depuis 150 ans.

L’histoire en a déjà été écrite dans le livre : « J’ai tout aimé en Afrique ». Les Pères Blancs Belges 1880-2018. Chaque Frère ou Père a, d’une façon ou d’une autre, participé à cette histoire. Chacun de nous y a donné sa valeur. Quand je suis arrivé à Bunia fin 1962 lors de ma première nomination, le travail missionnaire s’y faisait encore de manière tout à fait traditionnelle. Le but était d’apporter la Bonne Nouvelle de Jésus Christ et d’organiser les chrétiens en une communauté d’église. J’y ai trouvé une église déjà établie chez les Babira (un peuple qui vivait dans la vallée entre Bunia et Irumu). Ils étaient pauvres. Les distances étaient grandes et les routes mauvaises. Dans chaque village l’instituteur était catéchiste, et beaucoup de gens prenaient leur responsabilité dans l’organisation des chapelles écoles. La mission était répartie en une dizaine de secteurs, et chaque secteur comptait une dizaine de chapelles. C’étaient les apôtres de ce temps-là.

Nos prédécesseurs avaient fait des dictionnaires et des grammaires, de sorte qu’il était plus facile pour nous d’apprendre la langue. En plus de l’apostolat, ils avaient déjà organisé l’enseignement primaire ; et il y avait un dispensaire avec un infirmier local et une maternité avec des religieuses indigènes comme responsables. Deux des trois pères présents partaient chaque semaine en tournée pour aller visiter les gens en deux secteurs différents. Ils s’en allaient de village en village et vivaient de ce que les gens leur offraient. Ils apprenaient la langue et les coutumes, et se faisaient ainsi doucement partie de la communauté. Bien des choses que nous avions apprises durant nos années de formation ne semblaient pas applicables dans cette situation. En dialogue avec les gens, nous apprenions comment annoncer l’évangile. Ils aidaient ainsi à construire leur propre communauté.

Et aujourd’hui ?

Nous sommes maintenant 50 ans plus tard et il y a eu un développement incroyable. Nous ne parlons plus de postes de mission, mais d’une église. Le diocèse a une évêque congolais (déjà le troisième) ; des jeunes gens sont formés au sacerdoce dans le séminaire, ou comme catéchistes dans l’école de catéchèse, comme instituteurs dans l’école normale, comme infirmiers, comme sages-femmes, comme menuisiers, imprimeurs etc. dans des écoles ad hoc. Le diocèse a son université locale avec plusieurs branches. Plusieurs émissions radiophoniques répandent les nouvelles catholiques et soutiennent le développement global. La présence des Pères Blancs a contribué au développement général. L’église est devenue adulte. Le nombre de prêtres augmente fortement.

Et l’avenir ?

La composition des Pères Blancs a également fortement changée. La génération de séniors se repose dans des centres de personnes âgées, les jeune sont actifs sur le terrain. Puisque depuis le début les Pères Blancs ont voulu former des responsables locaux, ils n’ont pas cherché de jeunes candidats pour leurs propres rangs. Mais plus tard, comme la venue de jeunes Pères Blancs des pays hors d’Afrique stagnait, il semblait bien que notre existence allait se terminer. Alors nous avons commencé à recruter en Afrique, de sorte qu’aujourd’hui toutes nos maisons de formation se trouvent pleines, et que, à côté de nos 484 étudiants, nous comptons déjà 300 jeunes membres africains. Il y a bien eu un écart de génération qui a causé quelques difficultés. Notre dernier Chapitre, l’année passée, était composé en grande majorité par la jeune garde. Il a résulté en une direction générale composée d’un Zambien comme supérieur général et quatre assistants dont deux Africains. Le plan d’action également a changé pas mal. Justice et Paix, Rencontre et Dialogue, Œcuménisme, Intégrité de la création, en sont les ingrédients clé. La spiritualité a pris des aspects plus écologiques qu’Ignaciens. Et fidèles aux idées fondamentales du Cardinal Lavigerie, nous continuons à nous efforcer à construire un monde nouveau.

En ces 150 années qui sont derrière nous, les choses ont bien changé, mais sont restées fondamentalement les mêmes. Nos communautés internationales sont devenues des communautés interculturelles. Si à l’origine l’initiative venait de l’Europe, l’accent se situe maintenant dans l’hémisphère sud. Précédemment nos finances s’appuyaient sur nos familles et amis en Europe, actuellement nous cherchons localement des sources de revenus. Et si alors on venait faire des études en Europe, aujourd’hui l’Afrique offre suffisamment de possibilités de formation.

Missionnaires aujourd’hui …

Des jeunes gens venus d’Afrique, d’Asie, des Amériques, d’Europe et d’Océanie qui, par-delà les frontières de race, de nation et de culture, veulent être témoins de Dieu : le Père, le Fils, l’Esprit, et de son évangile d’amour.

Les accents ont été transposés, mais la source reste la même : la Bonne Nouvelle libératrice de Jésus Christ pour tous les peuples.

Et tout ceci toujours dans l’esprit du Cardinal Lavigerie. Sa devise : Caritas. Le Pélican, qui dans le christianisme primitif était symbole de l’amour maternel qui s’offrait lui-même. Les mamans pélicans étaient représentées avec une poitrine percée par leur bec pour que ce sang puisse nourrir leurs petits.


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