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Algérie

La Kabylie n’a pas oublié le Père Charles Deckers

LIBERTE (Algérie, 28 déc. 2011)
jeudi 29 décembre 2011 par Webmaster

Commémoration de l’assassinat des quatre Pères Blancs à Tizi Ouzou

La mémoire des quatre Pères Blancs assassinés par des islamistes armés le 27 décembre 1994 dans leur chapelle à Tizi Ouzou a été revisitée hier dans une ambiance marquée par des témoignages aussi émouvants apportés par leurs anciens amis qui se souviennent de toute leur bonté, leur bienfaisance et leur tolérance. C’était en présence de l’ambassadeur de France, Xavier Bertrand Driencourt, de l’ambassadrice d’Allemagne, Jutta Wolke, et de l’archevêque d’Alger, Monseigneur Ghaleb Bader, que s’est déroulée, à la bibliothèque des Pères Blancs, la cérémonie commémorative en hommage à Charles Deckers et ses trois compagnons, Jean Chevillard, Alain Dieulangard et Christian Chessel.

Ils n’étaient pas victimes de la tragédie nationale. Ils étaient victimes de la terreur intégriste, ils étaient victimes de l’intolérance”, disait d’eux Omar Chaou qui, parmi de nombreux autres, apportait son témoignage sur son vieil ami, à vrai dire, le vieil ami de tout le monde à Tizi Ouzou, Charles Deckers. Les propos d’Omar Chaou, l’homme qui a pu convaincre Charles Deckers de quitter Alger, alors à feu et à sang, pour revenir à Tizi Ouzou, sonnaient comme une remise de pendule à l’heure, sinon comme une mise au point aux tenants de l’oubli.

Ses amis disaient de lui qu’il était venu d’Anvers, en Belgique, durant l’année 1955 pour consacrer tout le restant de sa vie à aider les Algériens au point même où on le surnommait le père Arezki. Il a contribué activement à la Révolution. Il a créé une association d’aide et de solidarité, il enseignait au centre de formation, et à l’Indépendance, il a pris la nationalité algérienne, disaient-ils de lui. Ceux qui ont eu à le connaître, dont M. Guechtouli, ont appelé à l’organisation d’un colloque sur Charles Deckers à Tizi Ouzou.

Avant la séance témoignages sur ces quatre religieux assassinés au milieu de la journée du 27 décembre 1994 dans la cour de leur chapelle à Tizi Ouzou par un groupe d’islamistes armés, une cérémonie de recueillement a été organisée dans la matinée au cimetière chrétien de la ville. Une plaque commémorative a été posée en leur mémoire et en présence d’une foule nombreuse.

 

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