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L A V I G E R I E . be

Le Père Georges Eeckhout

lundi 13 février 2012 par De Wulf Mark
Un coup de téléphone d’Evere nous apprit ce 11 février 2012 que le Père
 
 
Georges Eeckhout


 
venait de s’éteindre à 13h20.
Il était malade et alité depuis plusieurs mois et ne semblait plus s’accrocher à la vie.

Georges est né à Ledeberg, en Flandre Orientale, le 31 juillet 1926. Il fit ses études primaires au Collège St-Michel à Bruxelles et ses études secondaires au Collège St-Jean Berchmans, également à Bruxelles. Il entra chez les Pères Blancs à Boechout en septembre 1946 et fit son noviciat à Varsenare en 48-49. Il fit sa théologie au Canada, à Eastview (1949-1952) et en Ecosse, à Monteviot, où il fut ordonné prêtre le 11 juin 1953 par Mgr. J. Gray.

Après les six mois obligatoires à l’Institut Interfacultaire Colonial, Georges s’embarqua à Marseille le 30 juin 1954 pour Mbarara, Uganda.

Depuis le chapitre de 1947 on faisait des efforts pour internationaliser les régions en Afrique, et plusieurs Belges furent nommés pour l’Uganda pendant cette période, certains au Buganda, d’autres au Ruwenzori, dont Georges. Il commença d’une manière classique : école de langue, une année en paroisse et puis trois ans au petit séminaire de Kitabi.

Alors commence une vie missionnaire moins classique. Il va passer dix ans aux Etats-Unis comme propagandiste. Cette période va le marquer pour le reste de sa vie : son tempérament exubérant, son don pour l’organisation et probablement aussi son goût pour le mouvement charismatique. Il va ramasser beaucoup d’argent pour la Société et les missions, mais moins de vocations.

Il retourne en Uganda en 1968. Il est de bonne volonté et fait un autre passage à l’école de langue, mais il ne sera jamais à l’aise en Runyankole, ce qui ne l’a pas empêché d’avoir un contact facile avec beaucoup de personnes de classes sociales différentes. Son rire contagieux l’aidait beaucoup. Il devient très vite le secrétaire de Mgr Kakubi qui l’estime énormément, jusqu’à ce jour.

La Belgique le rappelle en 1973 comme Assistant provincial de Lucien Van Wielendaele, avec Octave Juvent. Un trio formidable. Ce n’était pas une période facile. Bon nombre de confrères quittent la Société.

Il fait ce travail pendant six ans et est content de retrouver Mbarara et son évêque Kakubi, qui le nomme au Bureau de développement du diocèse. Ici, il va exploiter tous ses talents d’organisateur. L’Uganda après neuf ans du régime d’Idi Amin était en plein chaos, tout était à recommencer. Sous le régime d’Obote il y eut les problèmes des réfugiés et déplacés Rwandais. Georges établit des contacts avec les organisations internationales d’aide au développement. Nombreux sont les garçons et filles qui grâce à lui ont obtenu une bourse d’étude.

Après quatre ans il trouve un successeur. Mais il reste à Nyamitanga, la colline catholique du Diocèse de Mbarara, et continue à résider dans notre communauté de Tobi Kizza (appelé ainsi d’après le premier frère PB ougandais). Il devient animateur spirituel : cours aux novices de quelques congrégations, aumônier dans une grande école de filles, retraites accompagnées, dirigées et prêchées. Il doit interrompre ce travail pendant trois ans pour devenir secrétaire du Régional à Kampala. Il fait ce travail consciencieusement, mais est content de sortir de son bureau pour conduire confrères et visiteurs de tout genre à l’aéroport.

Il est heureux de retrouver son Mbarara en 1996 pour les dix prochaines années. Il reprend son travail d’animation et de formation. Georges a de bons bienfaiteurs et il a un bon cœur, donc beaucoup de visiteurs de tout genre, de vrais pauvres et de temps en temps un profiteur. Georges en était conscient, mais il souffrait quand même des remarques de quelques confrères, que ces visites dérangeaient. Ses relations avec le clergé du diocèse étaient excellentes et il avait de très bons contacts avec l’Evêque Emérite Kakubi et son successeur Mgr Bakyenga.

En 2007 il accepte à contrecoeur de revenir en Belgique. C’est un autre homme, ce n’est plus le Georges style américain. Il aidera à l’accueil à la rue Linthout, mais assez vite il va se reposer à Evere. Les six derniers mois il les passe pratiquement au lit, soit à l’hôpital soit à la maison. Il s’affaiblit, mais répète qu’il a eu une belle vie. Kiki, son ami de l’Uganda, et JP Bossuyt étaient à ses côtés quand il entreprit son dernier grand voyage, lui qui aimait tant voyager.

  La liturgie d’action de grâce aura lieu le vendredi 17 février, à 11 heures, en l’église Saint-Vincent, Place Saint-Vincent, 1140 Evere.  

Ceux qui désirent concélébrer apportent une aube et une étole violette. Une collation sera offerte à la famille et aux confrères au « Jardin d’Evere », Sint-Vincentiusstraat 106, Evere. Avertissez si possible le secrétariat (Charles Degroux) de votre venue.

 
MDW
 

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