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Feuilles Vertes - Janvier 2012 Januari - Groen Blad

lundi 9 janvier 2012 par G.Verbist, mafr.

 Les islamistes gagnent les élections partout au Maghreb. QUI sont-ils ?

Au terme d’élections transparentes des partis islamistes l’ont emporté en Tunisie, en Egypte, au Maroc. Qui sont-ils ? Il y a les Frères musulmans, il y a les salafistes…

- Les Frères musulmans jouent depuis longtemps un rôle clé dans la vie politique égyptienne. Fondation de la confrérie en 1928 par Hasan-al-Banna. Il sera assassiné en 1949. La confrérie sera dissoute. L’idéologue Sayyed Qoth sera pendu. En 2005, les Frères remportent 88 sièges (dans différents partis politiques) sur 454 aux élections législatives. Depuis 2010 Mohammed Badié est leur guide suprême. Ils se sont présentés aux élections de novembre 2011. En Egypte, le parti de la Liberté et de la Justice est leur émanation politique. Il présente même des candidats chrétiens. Ils obtiennent presque 40% des voix. Ils sont rompus aux exigences et aux complexités de la vie politique du pays et ne sont opposés ni à la démocratie ni au pluralisme. Au Maroc, c’est le Parti de la Justice et du Développement(PJD), en Tunisie, c’est l’Ennahdha. Ils se présentent comme un rempart contre les salafistes.

- Les salafistes. Leur vision de l’islam repose sur une application draconienne – utopique – de la charia. Ils considèrent que le message divin a été altéré et qu’il faut le restituer dans sa pureté. Ils ont passé des années abrités dans les mosquées ou les écoles religieuses, immergés dans des livres ou des sites internet conçus en Arabie saoudite... Une bonne part des masses populaires, pauvres et pieuses, succombent aux charmes des politiciens à barbe et de leurs messages simplistes. Cette mouvance se divise en deux grands courants : 1/ traditionnel, conservateur – très social à travers les mosquées et les associations caritatives ; 2/ la salafiya djihadiya – cherche à déstabiliser, voire à renverser des régimes ’impies’ par la violence.

  • En EGYPTE : c’est le parti Al-Nour (la Lumière), parti radical islamiste. Ils ont obtenu 25% des suffrages.
  • En TUNISIE : c’est le parti de la Libération, qui prône la souveraineté de l’Oumma et rejette la démocratie. Inutile d’élaborer une Constitution, puisqu’elle est déjà inscrite dans le Coran. En Tunisie, dans l’univers salafiste, les djihadistes sont majoritaires, et les conservateurs n’ont pas participé aux élections.
  • En LIBYE, le salafisme est incarné par Abdelhakim Belhadj, un ancien djihadiste d’Afghanistan soutenu par le Qatar.
  • Au MAROC les AUTORITES RELIGIEUSES le répètent à l’envi : l’islam officiel marocain est tolérant, attaché au rite malékite, érigé en socle de la sécurité spirituelle de l’Etat et de ses sujets.
  • En ALGERIE, Les salafistes algériens ne sont pas tous djihadistes. Il s’en trouve qui refusent le recours à la violence « pour peu que le dirigeant du pays soit un musulman ». Mais ils n’acceptent pas pour autant la démocratie et la république ; la souveraineté étant exclusivement divine, elle ne saurait émaner du peuple.
  • AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) s’est constituée sur le rejet des Groupes islamiques armés (GIA) et de leur usage indiscriminé de la violence. Il s’agit d’un djihadisme qui sème la terreur au désert du Niger, du Mali et de l’Algérie. (source : Jeune Afrique. 11.12.2011.)

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