missionarissen van afrika
missionnaires d’afrique

L A V I G E R I E . be
Waly Neven, m.afr.

SOIXANTE ANS DE SERMENT MISSIONNAIRE

Nuntiuncula n°671 Novembre - Décembre 2011
mardi 27 décembre 2011 par Webmaster


Le 26 juillet 2011, j’ai célébré l’anniversaire de mon serment missionnaire. Une messe au sanctuaire de Banneux et un bon couscous tunisien préparé par une travailleuse missionnaire rwandaise et partagé avec les membres proches de ma famille récemment frappée par un deuil.

J’ai eu l’occasion de leur expliquer ce qu’était le serment. Ce fut surtout pour moi l’occasion de réfléchir à ce que furent ces soixante années de fidélité de la Société envers moi. C’est cela que je tenais à célébrer dans la joie et la reconnaissance.

Dans ma vie, j’ai voulu réaliser une vocation missionnaire. Je n’ai pas beaucoup cherché car elle me fut offerte par la Société que j’ai rejointe en septembre 1945. C’est elle qui m’a fait missionnaire d’abord en me formant puis en m’encadrant, enfin en veillant sur ma santé qui a été récemment ébranlée.

Je dois le reconnaître : quand je compare la formation dispensée dans les premiers cycles en Afrique avec celle que j’ai connue juste après la guerre et avant le concile, je dois dire que celle-ci se fit dans un cadre relativement étroit. Finalement, très peu de différence entre une préparation diocésaine et la nôtre. Philosophie scolastique à partir du Boyer qui n’avait rien d’attrayant et théologie à partir de Tanquerey qui n’avait rien d’œcuménique. Quelle différence avec le programme du premier cycle de Bukavu où je travaillais encore récemment !

Une chose cependant à signaler, ce sont les lectures spirituelles en théologie à partir du Directoire de 1952. Alors, c’est vrai, l’Afrique est entrée dans ma peau. Progressivement, je me suis senti appelé à la mission en Afrique. La Société m’a offert une formation en milieu international, une nouveauté alors qui est devenue courante au fil des chapitres généraux.

Une fois engagé, ordonné, je me prépare au travail apostolique en Afrique en faisant une licence en philosophie à Rome. Je suis prêt mais je ne savais pas encore ce que me réservait l’avenir. Vatican II était encore loin. En attendant la Société m’encadre, m’initie, m’enracine dans cette Afrique en pleine effervescence qui marche à grands pas vers les indépendances. J’ai admiré la manière dont la Société a évolué et pris très au sérieux la mission qu’elle exerce dans 9 grands séminaires qui lui sont confiés.

On travaille dans l’enthousiasme : l’Eglise croît, le clergé africain prend la relève et bientôt la Société, en 1970, s’ouvrira aux vocations africaines. A partir de 1990, je deviens partie prenante de ce grand projet d’une Société qui veut partager son charisme missionnaire avec les jeunes africains devenus ‘chrétiens et apôtres’. C’est une grande joie que je vis désormais en partageant ce qui a fait toute ma vie avec des jeunes confrères africains.

Je veux dire merci à la Société. Elle m’a gâté, choyé même. Au cours de mes années romaines il m’a été donné de sentir battre le cœur de la Société. Certes, elle ne vaut pas mieux que les autres, mais c’est la nôtre !

Si j’ose parler de fidélité, surtout celle de la Société envers moi, et un peu aussi de la mienne envers elle, c’est qu’il y a certaines choses que j’ai voulu prendre au sérieux. C’est le sacrement de réconciliation et aussi – vous allez peut être sourire- une demi-heure d’année sabbatique par jour, je veux dire la lecture spirituelle qui m’a fait assimiler le Concile à doses homéopathiques.

Dommage qu’on ne peut vivre toutes ces belles choses qu’une seule fois !

Waly Neven, m.afr.
 

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