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L A V I G E R I E . be

L’esprit d’Assise a soufflé sur Maredsous

Feuilles Vertes Novembre 2011
jeudi 3 novembre 2011 par G.Verbist, mafr.

L’abbaye de Maredsous a vibré d’un bel enthousiasme ce dimanche 23 octobre 2011, pour commémorer la Rencontre d’Assise de 1986. Le Père Hugo Mertens, présent à cette manifestation nous raconte...

“Après le mot de bienvenue, le Cardinal Daneels a ouvert la rencontre. Il a évoqué rapidement le rôle indispensable que les religions ont et auront toujours à jouer dans nos sociétés. Puis il a rappelé quelques points importants en vue d’un dialogue interreligieux de plus en plus nécessaire. Il faut creuser notre propre identité, aller à l’essentiel dans nos religions respectives : une vie intérieure profonde et un engagement pour l’homme : justice, solidarité, réconciliation et fraternité. En plus, pour connaître vraiment l’autre, l’étude de ses sources est indispensable, et cela non seulement par un travail de réflexion, mais aussi par le cœur. Notre tâche commune est également de travailler pour la restauration de l’éthique dans nos sociétés. La raison profonde des crises que nous vivons à tous les niveaux est un problème d’éthique. Il s’agit de vouloir le bien et de combattre le mal...

Après cette ouverture, juifs, chrétiens orthodoxes, musulmans, bouddhistes et hindous se sont succédés, durant deux heures, par des chants et des prières, en développant chaque fois le thème de la paix et de la rencontre, fruits d’une prise de conscience intérieure de l’autre. En dernier lieu, le Pasteur Guy Liagre, président des Eglises protestantes de Belgique, a clôturé la rencontre.

Pour la première fois il y avait une présence active de jeunes et d’enfants, ainsi un groupe important de scouts musulmans. Ils apportaient un bouquet de fleurs de couleurs diverses après chaque intervention en formant ensemble une belle couronne très diverse, signe de notre unité et de notre diversité.

Ensuite, les Moines nous ont accueillis pour une réception bien sympa. C’était l’occasion pour faire connaissance davantage dans une ambiance très fraternelle.”

A Antwerpen, le mercredi 26, a eu lieu également une rencontre organisée par Sant’Egidio. Des témoignages se sont succédés : Mgr Bonny, le rabin Aharon Malinsky, Mohamed Achalbi,reponsable de l’émission musulmane à la VRT et à Radio EEN, Mgr Athenagoras Pekstadt (Eglise orthodoxe de Constantinople), un moine bouddhiste de la pagode de Wilrijk, Dr Hans Neels (Vlaamse Protestantse Kerk). L’animation était assurée par Hilde Kieboom (Sant’Egidio), responsable nationale Une réception a suivi .(G.V.)

Pour la Rencontre à Assise du 27 octobre, un rapport complet se trouve sur cathobel.be

La Sharî’a –

Le chef du Conseil national de transition libyen Moustapha Abdeljalil a suscité l’émoi en annonçant l’adoption de la Loi islamique.

- Qu’est-ce que la Sharî’a ?

C’est la Voie d’accès à la Loi divine. « C’est l’ensemble des normes, voire leurs modalités d’application devant guider l’homme vers le salut, telles qu’elles sont déduites des deux sources fondatrices que sont le CORAN et la SUNNA (faits, gestes, dires du Prophète). La Sharî’a tente d’offrir une guidance concrète au croyant dans la plupart des situations de vie qu’il pourrait rencontrer » (Imâm Tareq Oubrou). « La Sharî’a codifie tant les aspects publics que privés de la vie d’un musulman. Régir les transactions financières, le code de la famille (qui autorise la polygamie), l’héritage (les hommes héritent du double de leurs sœurs), un certain nombre d’interdits concernant la tenue vestimentaire, les règles alimentaires, mais aussi les infractions pénales et les affaires judiciaires » (L’Express du 25.10.11.). « La Sharî’a ne peut donc en aucun cas se résumer à une compilation de sévices corporels. Ils n’en constituent qu’une petite partie » (T.O.). « Les applications de la Sharî’a dans le droit pénal (flagellation, lapidation, amputation) sont rarement appliqués dans la majorité des pays membres de la Conférence islamique. L’apostasie est condamnée par la peine de mort en Arabie Saoudite, au Soudan, au Pakistan, en Iran… Mouammar Kadhafi avait déjà instauré la Sharî’a en Libye en 1994… La société libyenne est fortement conservatrice et patriarcale, ne l’oublions pas » (L’Express. 25.10.11).

- L’interprétation de la Sharî’a –

« Il s’agit la plupart du temps d’un affichage symbolique destiné à marquer l’ancrage dans le monde musulman » (B. Dupret). « Force est de reconnaître que de nombreux pays musulmans ont réalisé des réformes importantes : émancipation de la femme, scolarisation généralisée, développement de tout genre… » « Ce que prônent les fondamentalistes : le modèle de la vie sociale vécue en Arabie Saoudite » (M.Borrmans).

- Emanciper la Sharî’a …

« … de tout système politique a priori (Etat islamique) comme condition de son élaboration ». « Il s’agit de mettre en relation la norme avec la réalité concrète, tout en restant fidèle aux méthodes qui régissent l’application de la Sharî’a à la réalité » (Imâm Tareq Oubrou, Bordeaux).

Nos frères musulmans fêtent le

6 NOVEMBRE : Id al-Adha. Fête du SACRIFICE

Aïd el-Kebir. La Grande FÊTE. TABASKI

26 NOVEMBRE : leur nouvel AN - Al-Hijra – 1433 de l’Hégire

G.Verbist, mafr.
GROUPE RENCONTRE
 

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