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Le Père Marcel Pauwels

vendredi 1er juillet 2011 par J.V.
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Hier midi, le 30 juin 2011, vers 12h30, notre confrère
 
 
Marcel Pauwels


 
s’est tranquillement endormi dans le Seigneur. Depuis une année et quatre mois il gardait le lit et attendait paisiblement.

Marcel Pauwels naquit à Berchem, faubourg d’Anvers, le 17 janvier 1927. Il fit ses études secondaires au collège Notre-Dame d’Anvers, sauf la « poésie » qu’il fit au Collège St-Stanislas à Mons. Il fit une année de philosophie au Grand séminaire de Malines, avant d’entrer à Thy-le-Château en septembre 1947. Notons que Marcel était le neveu du Père Marcel Pauwels (+1978) et le petit-neveu du Père Henri de Langle (+ 1968). Après le noviciat à Varsenare (1948-1949), Marcel partit au Canada et fit sa théologie à Eastview, sauf la dernière année qui eut lieu à Monteviot, en Ecosse. Il y fut ordonné prêtre le 11 juin 1953.

Le 20 avril 1954, Marcel prit l’avion (Sobelair) pour l’Afrique, destination Bukoba, Tanganyika Territory. Il fut d’abord vicaire dans la paroisse de Kagondo, ensuite à Bugene., où il fut entraîné malgré lui dans une vive concurrence avec les écoles protestantes. De 1957 à 1961 il fut professeur au Petit séminaire de Rubya. En 1961-1962, Marcel fait une année d’études catéchétiques à Lumen Vitae. Il retourne ensuite au Petit séminaire de Rubya, d’abord comme professeur, ensuite comme directeur. En 1964 Marcel est nommé curé de Bukoba-ville et responsable diocésain de la catéchèse scolaire. Sa compétence dans la matière est telle qu’en 1967 il est nommé professeur de ’Catéchèse et pastorale’ au Grand séminaire de Kipalapala à Tabora.

Il y restera jusqu’à son congé en 1970. La Belgique, alors, le rappelle à son service. La pilule est dure à avaler. Il écrit au provincial : « Malheureusement pour moi je n’appartiens pas à la génération de ceux qui décident eux-mêmes ce qu’ils veulent faire ! C’est sans doute un reste de cette vieille formation ignatienne, qui nous avait formés (ou déformés !) à Varsenare », mais un peu plus loin, en changeant de langue en parfait bilingue, il conclut : « In’t kort, ik zou een miljoen keren liever hier blijven, maar als jullie de verantwoordelijkheid nemen mij hieruit te halen, zal ik blindelings op het vliegtuig stappen ’selon St. Ignace ! »

Après son congé et la grande retraite à Villa Cavaletti à Rome, Marcel est donc nommé à Louvain pour l’accompagnement de nos candidats belges. Il y remplace, en avril 1971, le Père Paul Kerkhofs qui repart au Burundi. La maison du premier cycle compte à ce moment 6 candidats francophones et 6 candidats flamands, qui suivent tous des cours à l’université. « Il est très apprécié par le Père Roelens avec qui il fait équipe, et très estimé par les étudiants avec lesquels il a des contacts faciles », écrit l’assistant provincial. A cette époque se situe le déménagement de la rue Vital à la rue Frederik Lints.

En septembre 1975 Marcel peut repartir pour la Tanzanie.
Alors les nominations se succèdent : curé à Bushangiro (Rulenge), une année plus tard, curé à Bugene et responsable diocésain de la catéchèse. Ce travail l’oblige à parcourir le diocèse dans tous les sens. « Beaucoup de tournées et les routes sont ce qu’elles sont » écrit-il en mars 1977. Cette même année il retourne dans les mêmes fonctions à Bushangaro, puis à Bugene, ensuite en janvier 1979 à Biharamulo. En avril 1980 Marcel est nommé à la paroisse de Chemchem dans le diocèse de Singida, où il donne un coup de main tout en étant responsable diocésain de la catéchèse. Entre-temps Marcel avait été élu conseiller régional. En janvier 1987 il continue le même travail pastoral, mais à partir de la paroisse de Ilongero où il devient curé. Il était plus que temps pour Marcel de ralentir un peu.

En mars 1987 il participe la session-retraite à Jérusalem et en 1990 il suit l’Année pastorale au PISAI. En août 1991, le voilà nommé à Singida même, comme curé et responsable de la formation des catéchistes. En septembre 1996 il passe au diocèse de Tabora, comme responsable du Centre catéchétique. Il y travaillera jusqu’à son retour en Belgique en 1999.

Nommé en Belgique en avril 1999, Marcel rejoint la communauté de la Cogels-Osylei à Berchem. En fait, il ne s’agit pas d’un retour définitif mais, comme le dit son provincial, « d’un repos prolongé ». En septembre il suit la session des +70 à Rome. En novembre 1999 le voilà reparti pour la Tanzanie, équipé d’un nouvel appareil auditif, car il devient de plus en plus sourd. En octobre 2002 il est nommé en Belgique, et rejoint la communauté d’Evere. Un bref intérim à ’t Kiel comme aumônier ne dure que quelques mois… et Marcel revient à Evere.

La façon dont il a porté sa maladie, ne pouvant plus se lever de son lit de souffrance, s’affaiblissant de plus en plus, nous a tous fort impressionnés. Il vivait ce qu’il avait toujours enseigné. La passion pour la catéchèse court comme un fil rouge évident à travers toute la vie de Marcel. Proclamer et enseigner la Parole de Jésus c’était sa vie. Un confrère témoigne : « We waren samen in Singida. Een heel warm, bewogen, sterk gedreven iemand die zich niet heeft kunnen sparen. Stikke goed voor zijn mensen en de catechisten. »

Qu’il repose maintenant en paix.

  La messe des funérailles aura lieu le mercredi 6 juillet, à 10 h 15, dans la grande chapelle du home St-Joseph, rue de la Marne 89, à 1140 Evere, suivie de l’enterrement à notre cimetière à Varsenare.  

Veuillez apporter aube et étole violette comme d’habitude. Le réfectoire de notre communauté à Evere étant très petit, nous prévoyons une collation uniquement pour ceux qui viennent de loin, hors de Bruxelles. Il serait bon de signaler à l’avance votre présence.

 
J.V.
 

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