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L A V I G E R I E . be

Feuilles Vertes Mai 2011

mardi 10 mai 2011 par G.Verbist, mafr.

- Vivre et mourir pour le Christ

Jamais dans l’histoire, les chrétiens n’ont autant perdu la vie pour leur foi qu’à notre époque. En Irak, en Egypte, au Pakistan, au Nigeria et ailleurs encore, exprimer sa foi est devenu dangereux. L’assassinat du Ministre pakistanais des minorités religieuses, Clément Shabbaz Bhatti, un catholique, au début du mois de mars, en témoigne.

Dans son testament spirituel, le ministre Bhatti disait quelques jours avant sa mort violente : « A de nombreuses reprises, les extrémistes ont tenté de me tuer et de m’emprisonner ; ils m’ont menacé, poursuivi et ont terrorisé ma famille. De hautes responsabilités au gouvernement m’ont été proposées et on m’a demandé d’abandonner ma bataille, mais j’ai toujours refusé, même si je sais que je risque ma vie. Ma réponse a été toujours la même : ‘Non, moi je veux servir Jésus en tant qu’homme du peuple’. Ce désir est si fort en moi que je me considérerai comme un privilégié si – dans mon effort et dans cette bataille qui est la mienne pour aider les nécessiteux, les pauvres, les chrétiens persécutés du Pakistan – Jésus voulait accepter le sacrifice de ma vie. Je veux vivre pour le Christ et pour Lui je veux mourir. »
Ce témoignage nous laisse silencieux. (Cathobel. 19.04.11)

- Pour un renouveau de l’Europe

Le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomeos Ier, appelle à un renouveau de l’Europe. Il souligne que le sentiment d’un déclin de l’Europe, dans in monde changeant, peut être surmonté en élargissant les fondements sur lesquels son identité repose. « Le moment est venu pour repenser l’histoire européenne. En définissant comme origine de l’Europe la rencontre entre Athènes, Jérusalem et Rome, plutôt que l’empire de Charlemagne en l’an 800 ou le schisme de 1054. » Le patriarche souhaite élargir les limites territoriales et les frontières mentales qui freinent les capacités de rebond européennes, selon lui. « On ne peut exclure un pays de la famille européenne à cause de la foi de son peuple ». (La Croix.14.04.11.)

- Protéger l’identité arabe chrétienne

Les roi de Jordanie, Abdullah II, a rencontré le 22 mars le patriarche latin de Jérusalem, S.B. Fouad Twal. Les deux hommes ont réaffirmé l’importance de la coexistence entre chrétiens et musulmans. La rencontre a permis de souligner la nécessité de faire des « efforts pour renforcer les valeurs de la tolérance et de la coexistence entre musulmans et chrétiens » et la nécessité « de développer les points communs entre fidèles des deux religions ». Le roi a rappelé « l’importance de protéger l’identité chrétienne arabe des habitants de Jérusalem et de leur fournir le soutien nécessaire pour faire face aux conditions difficiles de vie ». (Zenit)

- Chrétiens dans le golfe Arabo-Persique

Les sept pays de la péninsule sont : Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unus(EAU), Koweit, Oman, Qatar, Yémen. Cette pénincule arabique figure parmi les régions du monde où le nombre de chrétiens augmente le plus. Non pas à cause de conversions des autochtones – interdites et illégales selon l’islam - mais à cause du flux migratoire de chrétiens. Ils sont libanais, syriens, égyptiens, philippins, indiens, pakistanais et bon nombre d’expatriés occidentaux. Ces chrétiens du Golf sont estimés à 4 millions. Les catholiques sont majoritaires. Au royaume saoudien 1,5 million ; aux EAU, 650 000 ; dans le sultanat d’Oman 65 000 ; au Qatar 140 000...

Dans la plupart de ces pays, sauf en Arabie saoudite, ils bénéficient de la liberté de culte, mais le nombre des églises (21 au total) reste très insuffisant.

Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, compte 150 000 catholiques, parmi eux un grand nombre d’Indiens. La principale paroisse a 130 catéchistes et rassemble 120 000 fidèles. Ces catéchistes s’occupent de 1800 enfants indiens, philippins et africains. « Nous manquons de place ».

Les sept paroisses dispersées dans les petits états formant les EAU sont très insuffisantes. « Ici, notre vie spirituelle et notre vie tout court s’approfondissent ! » Les bâtiments, les églises, sont souvent communs aux orthodoxes, aux coptes-éthiopiens, aux arméniens. Le prêtre orthodoxe est débordé, le prêtre anglican est tout aussi débordé. Il y a aussi une quarantaine de dénominations évangéliques ou néopentecôtistes.

Dubaï, ville bouillonnante, tolérante et multiculturelle, possède deux paroisses. Ici aussi l’espace manque. Ici aussi « l’unité de l’Eglise se construit ». Orthodoxes ou catholiques, ils vont à la même messe, disent les mêmes prières et communient au même Seigneur. Aussi on ne privilégie pas une nationalité au détriment des autres. Un laboratoire d’Eglise qui permet, selon un Capucin libanais, de vivre « un christianisme peu clérical, où la hiérarchie pèse peu ». (Source : la Croix. Avril 2011.)

- Egypte : reconstruction d’une église copte incendiée

L’armée égyptienne reconstruit une église brûlée lors de troubles entre chrétiens et musulmans. L’église Shahedin, au sud du Caire, a été incendiée le 5 mars dernier. Par la suite, des combats opposants les fidèles des deux religions au Caire ont fait plus d’une dizaine de morts. Les militaires ont annoncé une enquête et le génie civil des forces armées égyptiennes a commencé à reconstruire l’Eglise à Atfed, exactement au même endroit. L’armée couvrira tous les frais. (Cathobel. 16.03.11)

Bienheureux JEAN-PAUL II

- Jean-Paul II et l’Afrique

« Il avait l’habitude de dire à notre continent : ’Afrique, lève-toi et marche !’ Il comprenait et encourageait les initiatives destinées à africaniser la pratique religieuse, au lieu de se contenter d’emprunts à d’autres cultures. Un exemple : le rite Zaïrois pour célébrer la messe. Ses voyages étaient aussi une manière de promouvoir l’inculturation en insistant sur la part de vérité et d’authenticité. Le pape était dans une logique du marcher ensemble , en prenant en compte tout ce que chacun peut apporter de neuf, de positif. » (Mgr.Kabongo, RDC, in Jeune Afrique 01.05.11.)

- Témoignage d’un musulman à propos de Jean-Paul II

Mohammad Al-Sammak, conseiller politique du grand mufti au Liban affirme : « Où en seraient les relations islamo-chrétiennes aujourd’hui si Jean-Paul II n’avait pas existé ? Il est triste et honteux que, malgré tout ce qu’il a fait, les chrétiens au Moyen-Orient, mais surtout en Irak, soient agressés et persécutés... Le pape a fait plusieures démarches qui ont jeté des ponts de compréhension réciproque et de fraternité sans précédents... Je crois que Jean-Paul II avait compris la phrase dans l’Evangile de Jean : ’J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie’ (10,16) » (Ouma. 01.05.11.)

G.Verbist, mafr.
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