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L A V I G E R I E . be
Islam

Les Frères Musulmans

Dossier
mardi 8 février 2011 par G.Verbist, mafr.

Les manifestations qui secouent l’Egypte offrent aux Frères
Musulmans une chance d’assouvir l’une de leurs grands ambitions, non pas de prendre directement le pouvoir, comme certains le redoutent, mais de jouer ouvertement un rôle reconnu dans la politique du pays.

Qui sont- ils ? Que veulent-ils ? Quel est leur but ultime ?

L’association fut fondée en 1928 par Hassan el-Banna , en Egypte, après l’effondrement de l’Empire ottoman.

Son but  : instaurer un grand Etat islamique fondé sur l’application de la charia.

En 1948, l’organisation assassine le Premier ministre égyptien. En représailles Hassan el-Banna est assassiné en 1949. Dès 1954 la confrérie sera dissoute par les autorités. En 1957, Nasser décide aussi de l’interdire.

Au milieu des années 1960 les Frères redeviennent actifs en Israël. Cela donnera naissance en 1987 au Hamas. Le Hamas recourt aux actions armées et aux attentats, y compris aux attentats suicides. Leur financement vient de l’Arabie saoudite.

En 1984, le pouvoir égyptien reconnaît les Frères en tant qu’organisation religieuse mais leur refuse l’inscription en tant que parti politique.

Dans les années 1990, en Egypte, la confrérie s’affiche publiquement comme un mouvement respectueux de la démocratie.

Mohammed Badie , guide suprême des Frères Musulmans, a déclaré le 4/2/11, qu’il était prêt au dialogue, mais après le départ de Moubarak (La Libre,4/2/11)

Les Frères Musulmans sont de plus en plus visibles dans les manifestations égyptiennes. Leurs sympathisants – hommes barbus et femmes aux voiles ne laissant voir que leurs yeux – vérifiaient par exemple les identités et fouilliaent les gens à l’entrée de la place Tahrir. Ils sont 4 à 5 millions de sympathisants en Egypte. (Le Figaro)

Le numéro deux d’al Qaida, Ayman al-Zawahiri , Egyptien lui-même, ne cesse de condamner la confrérie des Frères Musulmans parce qu’elle joue le jeu des institutions.

Habilement, les responsables des Frères éludent les questions fondamentales : charia(la loi islamique) ou pas ? Statut des chrétiens ? Quels droits pour les femmes ? Quelles relations avec Israël ?
La montée en puissance des Frères Musulmans, qui ont tardé à rejoindre le soulèvement populaire, est-elle inéluctable ? (Le Figaro,4/2/11)

Le risque d’islamisation -

Le jésuite égyptien Samir Khalid Samir, professeur d’islamologie et de culture arabe à Beyrouth (Liban) a affirmé que les mouvements islamistes veulent le pouvoir. Dans un interview pour Radio Vatican, le père Samir évoque les difficultés économiques vécues par une grande partie de la population : 40% de la population vit dans des conditions de pauvreté absolue. Le gouvernement fait peu de choses. Les mouvements islamistes fondamentaux, dont les ’Frères Musulmans’ et d’autres, ont compris que pour gagner les gens, il suffit de promouvoir des oeuvres sociales. « Mais l’Egypte est un pays modéré et par nature, l’Egyptien n’est pas rebelle. Il veut simplement vivre... L’école se trouve dans une situation catastrophique, avec beaucoup d’analphabètes qui arrivent sur le marché du travail. La réalité, c’est que nous ne sommes pas loin de 40% d’analphabètes ». (Cath.3/2/11)

Le patriarche des coptes d’Alexandrie, le cardinal Antonios Naguib, a souhaité que « toutes les forces du pays agissent dans l’intérêt collectif de toute la nation et favorisent un climat de paix, solidarité et fraternité pour aider l’Egypte à prendre la bonne direction ». (Cath.3/2/11)


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