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Feuilles Vertes 02-10

Annexe NUNTIUNCULA - n°660 – Février 2010
jeudi 11 février 2010 par G.Verbist, mafr.

Les religions face à …
 
Les religions accordent toutes une valeur prééminente à la personne humaine et au respect de la vie. Mais elles n’ont pas toutes exactement les mêmes positions en matière de bioéthique. A l’occasion de la nomination de Mgr.Léonard comme archevêque, ces sujets sont d’actualité dans la presse. Voici la position de 6 grandes communautés religieuses :

C : catholiques ; P : protestants ; O : orthodoxes ; J  : juifs ;
M : musulmans ; B : bouddhistes.
  • EUTHANASIE :

C : Irrecevable, dans la mesure où elle consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. L’Eglise catholique est également opposée à toute forme d’acharnement thérapeutique.

P : Ils s’accordent à penser qu’une certaine euthanasie est la réplique de l’acharnement thérapeutique, et donc pas permis. Certains pensent qu’une demande du mourant d’être délivré d’un vain combat, doit être écoutée et non jugée.

O : Participer à une euthanasie est considéré comme un meurtre. Une personne malade qui choisit l’euthanasie est considérée comme un suicidée.

J  : Interdite. Le renoncement à des actes médicaux (euthanasie passive) est possible.

M : Nul ne peut avancer ou retarder l’heure de la mort, qui dépend de la volonté de Dieu. « Il est interdit de donner la mort si ce n’est pas à bon droit » (la peine de mort).

B : L’euthanasie peut être perçue comme un acte de compassion, un « coup de grâce » donné à un mourant qui lutte pour atteindre ce stade le plus élevé du destin humain qu’est la libération.

  • CONTRACEPTION :

C : « Toute action (physique ou chimique) qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation » est intrinsèquement mauvaise.(catéchisme de l’Eglise catholique)

P : Ils ne voient pas de différences, au niveau des intentions, entre les méthodes de contraception naturelles et artificielles. Les seules critères à retenir sont : l’innocuité pour les deux partenaires comme pour les enfants ultérieurement conçus ; la réversibilité ; le degré d’acceptation et de tolérance pour l’un et l’autre des partenaires ; la simplicité d’emploi et le coût de la contraception choisie, en fonction du niveau social et économique.

O : Encouragement à assumer la maîtrise de la procréation.

J  : Admise après avis de l’autorité rabbinique et dans le respect du commandement de procréation (excluant l’égoïsme à deux).

M : Autorisée quand elle ne nuit pas à la santé et qu’elle est acceptée par l’épouse.

B : Pas de règle particulière.

  • AVORTEMENT :

C  : « La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception » (catéchisme de l’Eglise catholique). L’Eglise sanctionne l’avortement par une peine qui est l’excommunication (dès l’acte posé).

P : Possible en cas de détresse. Mais les points de vue varient d’une Eglise à l’autre.

O : « Les femmes qui procurent les remèdes abortifs et celles qui absorbent les poisons à faire tuer l’enfant qu’elles portent, nous les soumettons à la peine canonique du meurtrier » (Canon 9 du concile Quinisexte de 692) Certains cas extrêmes, comme un danger de mort pour la femme enceinte, peuvent justifier un acte abortif.

J  : Acte réprouvé. Cependant le Talmud considère qu’un fœtus devienne personne humaine seulement après le 41e jour. Une intervention est alors permise avant ce jour pour des cas précis.

M : Interdit. Pour un objectif thérapeutique et intervenant avant le 120e jour de la grossesse, une intervention est permise, selon la Charia. L’embryon n’acquiert en effet son statut d’être humain qu’à partir du 120e jour.

B : Interdit, sauf pour des cas extrêmes, dans l’intérêt de la mère.

(extraits Dimanche express)

Les ORTHODOXES –

Devant les évêques réunis à Moscou, le patriarche Cyrille Ier a dit :

« Des actvités communes et les nombreuses rencontres que nous avons eues avec les représentants de l’Eglise catholique ont confirmé que nos positions coïncident sur de nombreuses questions qui interpellent les chrétiens dans le monde moderne : ce sont la sécularisation agressive , la globalisation, l’érosion des principes éthiques traditionnels. »
« Benoît XVI a pris des positions très proches de celles des orthodoxes. »

Un signe positif est venu avec l’ouverture, en novembre 2009, d’un séminaire orthodoxe russe en France.

Autres défis sont le patriarcat de Constantinople aux prises avec la laïcité turque, la division entre Grecs et Arabes en Terre Sainte, la mission d’évangelisation du Patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique, la formation d’une véritable Eglise locale dans un occident où chaque communauté est restée rattachée à son Eglise d’origine.

(d’aprèd La Croix. Févr.2010)
GROUPE RENCONTRE,
par G.Verbist, mafr.

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