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L A V I G E R I E . be
150e anniversaire des Missionnaires d’Afrique

Méditation sur l’espérance

mercredi 21 mars 2018 par Webmaster

Lors d’une rencontre avec les jeunes le dimanche des Rameaux 2013, le pape François a dit :

  « Suivons Jésus ! Nous accompagnons, nous suivons Jésus, mais surtout nous savons que lui nous accompagne et nous met sur ses épaules : ici se trouve notre joie, l’espérance que nous devons porter dans notre monde. Et s’il vous plaît ! ne vous laissez pas voler l’espérance ! Ne vous laissez pas voler l’espérance ! Celle que Jésus nous donne. »

« Regarder l’avenir avec espérance »

Pour méditer sur l’espérance, nous nous laisserons inspirer par l’épisode de la guérison de la fille de Jaïre (Marc 5, 22-43).

  22 « Arrive alors un des chefs de synagogue, nommé Jaïre, qui, voyant Jésus, tombe à ses pieds. 23 Il implore avec instance : ‘Ma petite fille est à toute extrémité, viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive.’ 24 Jésus partit avec lui. »

Nous voyons ici Jaïre, un chef, implorant Jésus de toutes ses forces de faire quelque chose pour sa fille. Il aime sa « petite fille » comme il l’appelle. Le cœur d’un père est ici brisé à la pensée de ce qui pourrait arriver à sa fille. Pourtant, il continue d’espérer, et son dernier espoir est Jésus. L’espoir est là pour Jaïre, « une ressource puissante, à la fois un don à recevoir et un choix à faire en liberté et à mettre en pratique » [1]. Au moment où l’avenir est plus qu’incertain, il reçoit le don de l’espérance et choisit d’agir à partir de lui. « Jésus partit avec lui. » Jésus accompagne Jaïre dans son voyage intérieur à la fois d’angoisse et d’espérance. Ils marchent côte à côte.

Prenons quelques instants pour réfléchir. Si, à la place de Jaïre, nous mettons le cardinal Lavigerie et Mère Marie-Salomé, quelle serait leur supplication aujourd’hui en regardant nos Instituts, en regardant l’Afrique et notre monde ? Qu’espéreraient-ils ?

Dans un second moment, je me situe à la place de Jaïre. Qu’est-ce qui brise mon cœur ? Quelle espérance est-ce que je porte et que je veux placer aux pieds de Jésus ? Où et comment je vois Jésus m’accompagner dans mon voyage d’angoisse et d’espérance ?

Marc 5, 25-34 est une sorte d’interférence qui souligne encore plus la foi et l’espérance que Jaïre devait avoir pour continuer à avoir confiance en Jésus. Jésus est impliqué dans une autre histoire, la guérison de la femme atteinte d’un flux de sang. Jaïre a peut-être pensé : n’était-il pas en train de perdre un temps précieux ?

Allait-il réussir pendant que sa fille était encore en vie ? Comment peut-il garder l’espérance vivante ? Comment ne pas nous laisser voler l’espérance face aux difficultés et aux souffrances ?

Notre histoire de Jaïre continue à partir du verset 35 :

  35 Tandis que Jésus parlait encore, arrivent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte ; pourquoi déranges-tu encore le Maître ? » 36 Mais Jésus, qui avait surpris la parole qu’on venait de prononcer, dit au chef de synagogue : « Sois sans crainte, aie seulement la foi. »

En effet, malgré ce que disent les autres, « choisir l’espérance implique de se tourner constamment vers le Dieu de l’espérance, de prêter attention au mouvement de l’esprit de Dieu dans des situations spécifiques et de répondre à l’appel de Dieu quand nous le reconnaissons. » [2] C’est ce que Jésus attend de Jaïre, de ne pas abandonner, mais de continuer à aller de l’avant. C’est aussi ce que le Seigneur attend de nous.

Arrêtons-nous un instant et pensons à des moments de découragement, à des moments où l’espérance semblait disparaître, quand tout semblait inutile, quand tout nous demandait d’abandonner. Qu’avons-nous appris à ces moments sur nous-mêmes ? sur Dieu ? sur la vie ?

  37 Et il ne laissa personne l’accompagner, si ce n’est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques. 38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue et il aperçoit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grandes clameurs. 39 Étant entré, il leur dit : « Pourquoi ce tumulte et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. » 40 Et ils se moquaient de lui.

Mais les ayant tous mis dehors, il prend avec lui le père et la mère de l’enfant, ainsi que ceux qui l’accompagnaient, et il pénètre là où était l’enfant. 41 Et prenant la main de l’enfant, il lui dit : « Talitha koum », ce qui se traduit : « Fillette, je te le dis, lève-toi ! » 42 Aussitôt la fillette se leva et elle marchait, car elle avait douze ans. Et ils furent saisis aussitôt d’une grande stupeur. 43 Et il leur recommanda vivement que personne ne le sût et il dit de lui donner à manger.

« L’espérance implique d’écouter avec des esprits, des cœurs et des volontés ouverts. Soutenir une volonté ouverte est la partie la plus difficile. C’est le pas vers le lâcher prise et laisser venir. Il faut du temps pour réfléchir « pour attendre les plus infimes indications de l’avenir qui font écho à nos histoires fondamentales. »  [3]

Quelles pourraient être quelques-uns des indices que nous recevons du futur et qui nous appellent dans des eaux inexplorées comme Missionnaires d’Afrique et Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, étant donné que nous nous préparons à commémorer les 150 ans de notre fondation ?

« Je sais les desseins que j’ai pour vous ... des desseins de paix, et non de malheur ... qui vous réserve un avenir et une espérance » (Jérémie 29,11).

  Votre sœur et votre frère en Christ et en cardinal Lavigerie,

Sr Carmen Sammut, SMNDA, et Père Stanley Lubungo, M. Afr
Rome, 1er mars 2018

[1Lorraine d’Entremont, sc, Hope Beyond the Challenges, CRC Bulletin, Winter 2018, p. 7

[2Ibid, p. 7

[3Ibid, p. 8


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