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L A V I G E R I E . be

L’Art de la Photo

Gust Beeckmans M.Afr.
mardi 12 mai 2015 par Webmaster

Ce texte a été préparé à l’occasion du 50e anniversaire de « Photos Service » qui, de machine de production à ses débuts, est devenu un véritable trésor d’archives.

On m’avait en même temps demandé quelques conseils « pratiques », qui pourraient servir de guide élémentaire aux jeunes confrères.

Le texte est donc accompagné de quelques photos qui montrent un peu ce que j’essaie de dire.

  Gust Beeckmans M.Afr.

 L’époque numérique.

Aujourd’hui nous vivons dans le monde virtuel des images. À tel point que si on n’est pas à l’écran, on n’existe plus. Des millions de photos numériques sont prises chaque jour par des caméras de poche ou des téléphones portables. La qualité et la définition, ainsi que la capacité de durer en sont les premières victimes. La carte mémoire de ces appareils contient le plus souvent des images en format JPG.

Dans le meilleur des cas, cela suffit tout juste pour imprimer une photo plus ou moins acceptable en format carte postale. Aussitôt que la mémoire est remplie, on l’efface pour recommencer une autre série. Si le contenu de la mémoire n’a pas été soigneusement copié sur un disque dur, les images sont perdues. Si, par la suite, on veut les envoyer par courriel ou les afficher sur un “site-internet”, la définition d’origine sera souvent encore réduite.

Ces photos (ainsi que les autres documents ou textes, d’ailleurs !) apparaissent et disparaissent donc à un rythme effréné.

Admettons que l’on fasse une épreuve imprimée à partir des données numériques d’origine, (sans compression, en TIFF de préférence) se pose le problème de la synchronisation des appareils et l’authenticité des couleurs. Et l’épreuve imprimée perdra son éclat dans un an, peut-être moins, si l’on ne surveille pas de près les conditions de conservation. Bref, en dépit des promesses des constructeurs, les photos numériques (ainsi que les autres documents) restent un casse-tête pour les archivistes.

 
Veillée Pascale
Monastère Cistercien – Parakou - Bénin

Si on ne fait pas attention, notre époque n’aura plus rien à montrer aux générations qui suivent. Même les données d’origine, gravées sur CD ou DVD, ou stockées sur “Solid state flash memory” ... ont une vie assez limitée. Ne serait-ce pas une honte, si les rares images du début de la société des Pères Blancs étaient encore visibles, alors que les milliers de photos de nos jours, auraient disparus d’ici trois ou quatre ans ?

  Mars 2015

Gust Beeckmans M.Afr.

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