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L A V I G E R I E . be
VATICAN

Une interpellation très stimulante.

Pape François
mardi 30 décembre 2014 par Webmaster

Un discours important et attendu ce lundi 22 décembre :

Le pape s’est adressé aux membres de la Curie dans la salle Clémentine du Vatican, lors de la présentation de ses vœux de Noël. François a développé une réflexion sur le thème « la Curie romaine et le corps du Christ ». Un discours au ton très ferme dans lequel le souverain pontife a critiqué les nombreuses tentations qui peuvent guetter ses premiers collaborateurs.

C’est un document exceptionnel qui, au-delà du cercle de la Curie romaine, peut nourrir la réflexion de toute l’Église. Un discours qui peut nous interpeler personnellement : Quelle image donnons-nous de l’Eglise, du message du Christ ? Savons-nous nous garder de ces maladies qui sont un péril pour tout chrétien ?

Le compte-rendu d’Olivier Bonnel – Radio Vatican

C’est un discours de vœux qui a pris la forme d’un véritable réquisitoire : devant les cardinaux et évêques de la Curie, le pape a appelé à un examen de conscience de chacun et invité à une purification. « La Curie est comme un petit modèle de l’Eglise, un corps qui essaie d’être toujours plus vivant, plus sain et cherche à vivre toujours plus en union avec le Christ. » a-t-il d’abord rappelé à ses plus proches collaborateurs, précisant que la Curie, est toujours appelée à s’améliorer, à croitre en communion et en sainteté.

Comme il l’avait déjà fait en parlant de l’Eglise comme un « hôpital de campagne », le Pape a repris la métaphore du corps malade, affaibli par ses péchés, et dressé un véritable catalogue de toutes les maladies qui guettent la Curie.

  D’un ton grave, François a ainsi tour à tour mis en garde contre la maladie de se sentir immortel ou indispensable, celle de l’activisme ou de la mauvaise coordination, la maladie de la rivalité et de la gloire vaine, celle du fonctionnalisme et de la planification excessive qui débouche sur une mentalité de « comptable », fustigeant l’idéologie du pouvoir et le narcissisme. « Une curie qui ne s’autocritique pas, qui ne s’améliore pas, est un corps infirme » a asséné le Saint-Père, qui n’a pas hésité à parler « d’Alzheimer spirituel », cet oubli de l’histoire du Salut dans nos vies qui guette certains, au risque de construire des murs autour de soi.

Le pape a repris des critiques qu’il a souvent formulées dans ses homélies : critique de la mondanité et de l’autoglorification, du carriérisme et de l’opportunisme qui transforme le service en pouvoir. Ce sont les maux de ceux qui multiplient les pouvoirs et qui se mettent à calomnier, diffamer, pour s’exhiber et montrer qu’ils sont plus capables que les autres. « Gardons-nous du terrorisme des bavardages » a encore lancé le Pape qui a appelé ses collaborateurs à savoir garder aussi une bonne dose d’humour.

Toutes ces maladies sont un péril pour tout chrétien et pour tout membre de la Curie et de l’Eglise.

Seul L’Esprit Saint est vivificateur, source de purification et guérit toute infirmité. Pour appuyer son propos François a encore utilisé une métaphore, un style qu’il affectionne : « on dit que les prêtres sont comme des avions : on parle d’eux quand ils tombent… mais tant d’autres arrivent à voler ! » s’est –il exclamé. « A quelques jours de Noël, a conclu le souverain pontife, demandons à la Vierge Marie de nous aider à ne pas tomber, en assainissant les blessures et en soutenant la Curie, de nous aider à aimer l’Eglise et à nous reconnaitre pécheurs, de ne pas avoir peur de s’abandonner dans ses mains maternelles ».


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