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Réflexion pour le carême

mardi 11 mars 2014 par Webmaster

« Dans ma faiblesse, je prends ma force »

Texte de Christian Chessel, Père Blanc, assassiné le 27 décembre 1994 à Tizi-Ouzou

« La faiblesse » a mauvaise presse dans notre monde
où la force et la santé physique, psychologique, intellectuelle
sont synonymes d’épanouissement et de réussite sociale.
Et pourtant, Saint Paul, dans ses lettres,
n’utilise pas moins de 33 fois le mot « faiblesse »…
Accepter notre impuissance et notre pauvreté radicale
est une invitation, un appel pressant
à créer avec les autres des relations de non-puissance ;
reconnaissant ma faiblesse,
je peux accepter celle des autres
et y voir un appel à la porter,
à la faire mienne,
à l’imitation du Christ…

Une telle attitude nous transforme pour la Mission.
Elle nous invite à renoncer
à toute prétention dans la rencontre de l’autre,
si faible soit-il,
et à aller à lui sans avoir peur
de ses faiblesses physiques, morales ou spirituelles.
Je change mon regard sur l’autre
et je ne cherche pas à lui en imposer :
toute force autre que celle de l’Esprit est vaine.

Cette attitude nous invite
à ne pas craindre la rencontre de l’autre ou de l’événement,
si « fort » soit-il,
mais à aller à lui,
dans la force de la faiblesse,
en nous appuyant sur Dieu seul.
(1 Co 2,1-5)

Cette attitude de faiblesse peut être radicalement incomprise.
La faiblesse, en soi, n’est pas une vertu ;
mais elle est l’expression d’une réalité fondamentale de notre être
qui doit sans cesse être façonné par la foi, l’espérance et l’amour.

La faiblesse de l’apôtre est comme celle du Christ,
enracinée dans la force du mystère de Pâques et dans la force de l’Esprit.
Elle n’est ni passivité ni résignation ;
elle suppose beaucoup de courage
et pousse à s’engager pour la justice et la vérité
en dénonçant l’illusoire séduction de la force et du pouvoir.

C’est à ce prix que la faiblesse choisie
devient une attitude évangélique, une attitude missionnaire.

Elle nous libère pour aimer en nous faisant « tout à tous »,
pour rejoindre surtout les plus faibles
en partageant « la faiblesse des faibles » (1 Co 9,22).

Par là, la faiblesse choisie devient l’un des plus beaux langages
pour dire la « discrète charité » de Dieu aux hommes.
Elle devient aussi une spiritualité des mains vides,
où tout, même nos faiblesses,
peut être vu comme don et grâce de Dieu.


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