missionarissen van afrika
missionnaires d’afrique

L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°72 Breuklijnen

Juin - Juni 2013
dimanche 30 juin 2013 par J.V.

 DROITS DE L’HOMME

Deux pays sur trois pratiquent la torture

Des hommes, des femmes et même des enfants sont torturés dans deux pays sur trois. Cent-dix Etats pratiquent la torture, dont l’Algérie, la Chine, l’Arabie saoudite, les Etats-Unis, l’Afghanistan, l’Egypte, l’Angola, l’Irak, la Biélorussie, le Bangladesh, l’Iran, la Corée du Nord et le Liban. C’est ce qui ressort des observations des diverses organisations gouvernementales, actives dans ce domaine, et des organismes internationaux, tels que le Comité des Nations unies contre la torture. Et malgré les efforts fournis pour diminuer ces pratiques, les estimations quant à l’usage de la torture restent tristement stables au fil des ans.

La torture est essentiellement pratiquée par les gouvernements. De nombreux Etats y ont recours et la justifient comme étant un moyen efficace pour obtenir des informations indispensables dans des situations extrêmes, dont la lutte contre le terrorisme. C’est le scénario imaginaire du « poseur de bombe qui refuse de donner le code ».

Mais selon Amnesty International, les informations obtenues sous la torture ne sont souvent pas fiables et, dans la majorité des cas, les victimes ne sont en fait pas torturées dans un but de renseignement, mais pour les faire taire, les punir ou encore leur arracher de faux aveux et les condamner ensuite à l’issue d’un procès inéquitable.

Il aurait également été observé, toujours selon Amnesty, que la torture sert non seulement à terroriser la personne qui en est victime, mais aussi le groupe auquel elle appartient dans son ensemble.

La Libre Belgique du 26 juin 2013
 

Een op de drie vrouwen slachtoffer van geweld

Dat blijkt uit een rapport dat de WHO (Wereldgezondheidsorganisatie) op 20 juni heeft voorgesteld. Ongeveer 35 procent van de vrouwen wereldwijd is het slachtoffer van slagen of verkrachtingen. De dader is vaak de partner van het slachtoffer. De slachtoffers lopen op lange termijn ook een hoger risico op depressie, alcoholisme en seksueel overdraagbare aandoeningen (soa’s).

« Deze vaststellingen zijn een duidelijk signaal dat geweld tegen vrouwen een wereldwijd gezondheidsprobleem vormt van epidemische proporties », zo zei WHO-directeur Chan.

De VN-organisatie wil haar gezondheidswerkers beter opleiden om geweld tegen vrouwen sneller te detecteren, slachtoffers te helpen en om te gaan met psychologische trauma’s.

De Standaard van 21-6-2013
 

Tien miljoen kinderen doen huisarbeid

Wereldwijd worden ruim 10 miljoen kinderen tussen 5 en 14 jaar gedwongen om huisarbeid te doen, meestal zonder loon en verborgen voor de buitenwereld. Ze moeten schoonmaken, koken of tuinklusjes doen en staan vaak bloot aan fysiek, psychologisch of seksueel geweld. Zeven op de tien zijn meisjes, die niet zelden in het commerciële sekscircuit eindigen.

Die trieste balans blijkt uit een rapport van de Internationale Arbeidsorganisatie. In heel wat landen geldt dit soort huisarbeid niet als een verboden vorm van kinderarbeid.

Un fils d’affranchi combat l’esclavage

Biram Abeid, 48 ans, descendant d’esclaves et fils d’affranchis, n’accepte pas l’indifférence du monde face à la persistance de ce crime dans son pays, la Mauritanie – ainsi qu’au Mali, au Niger, au Burkina, au Tchad, au Soudan, en Egypte, en Libye, au Yémen, en Arabie saoudite et au Brunéi, selon les associations anti-esclavagistes internationales. Déçu par l’inefficacité d’autres organisations existantes, il a fondé en 2008, avec sept amis, « Initiative de la résurgence anti-esclavagiste » (IRA) . Il en est le président.

Pour l’IRA, le combat contre l’esclavage « ne peut avancer sans une remise en cause du code mauritanien, l’Abrégé (rédigé au IX° siècle), ce qui exige de diminuer le pouvoir des religieux, tous Arabo-Berbères en Mauritanie, sur la société. Il faut s’attaquer à leur autorité parce qu’ils sont des actionnaires majoritaires du système esclavagiste, qu’ils justifient par la religion ». Biram Abeid explique : « En Mauritanie, ce code est considéré comme l’interprétation du Coran, donc comme la Sharia. Et la République islamique de Mauritanie considère, dans le préambule de sa Constitution, que la Sharia est la source de la loi. Or, ce livre divise les musulmans en deux catégories : les hommes libres et les esclaves, les noirs. » Les esclaves – qui forment environ 20% de la population mauritanienne – sont des biens que l’on peut vendre, qui n’ont pas droits à l’éducation et sur lesquels le maître a droit de vie et de mort. « Ce code dit aussi que les femmes esclaves sont les objets sexuels du maître, quel que soit leur âge. Que le maître doit castrer les esclaves hommes pour éviter le mélange des sangs… Ce code est une interprétation erronée et machiste du Coran, mais c’est lui qui est appliqué en Mauritanie ». Et Biram Abeid de conclure : « Aujourd’hui, en Mauritanie, le quotidien des populations serviles d’ethnie haratine est une vie en dehors de la Déclaration universelle des droits de l’homme. »

C’est ce qui a poussé l’IRA à brûler publiquement, le 27 avril 2012, un exemplaire de l’Abrégé – action politique qui vaut à Biram Abeid d’être poursuivi en justice, où il est passible de la peine de mort pour apostasie, atteinte aux préceptes de l’islam et à la sécurité de l’Etat. Les imams ont appelé à l’exécution du militant anti-esclavagiste. Le président Aziz « a dit publiquement que nous méritions la peine de mort. Cela a été le déclic pour la communauté haratine, qui est descendue massivement dans la rue, pendant des mois, pour annoncer sa révolte si nous étions condamnés à de lourdes peines. Le gouvernement nous a alors mis en liberté provisoire. »

Nouakchott signe et ratifie les conventions internationales. L’esclavage est devenu illégal en Mautitanie depuis 1981 et criminel depuis 2007. « Il est même inscrit comme crime contre l’humanité dans la Constitution depuis 2012 », souligne le militant et d’ajouter avec amertume : « On signe, mais on viole sa signature – sans conséquence parce qu’il n’y a pas de système coercitif international. La coercition, la communauté internationale ne l’utilise que lorsqu’il y a des enjeux économiques, stratégiques. » En juin 2013, Biram Abeid était en tournée en Europe pour faire connaître son combat.

La Libre Belgique du 10 juin 2013
 

Mots-clés

Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 420 / 857369

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Belgique  Suivre la vie du site J.P.I.C.   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.28 + AHUNTSIC

Creative Commons License