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Lignes de fracture N°70 Breuklijnen

Avril - April 2013
lundi 10 juin 2013 par J.V.

 ISLAM EN BELGIQUE

- La religion au travail : peut–on concilier les droits universels, l’opinion publique et les pratiques ?

NDLR : une analyse fort éclairante et qui met le doigt sur la plaie.

Rédigé le 8 mars 2013 par Amandine Kech.
 

Selon un sondage publié en première page du journal Le Soir en avril 2012, 79 % des Belges considèreraient que les religions n’ont pas leur place sur le lieu du travail. Or, la Déclaration universelle des droits de l’Homme affirme sans ambiguïté que toute personne a le droit d’exprimer sa religion ou ses convictions, de manière individuelle ou collective, en public ou en privé. Le travail n’échappe pas à cette règle. Un malaise peut survenir de cet écart entre cette règle, une opinion publique défavorable, et la réalité de terrain. Et plus qu’un malaise, c’est la discrimination des travailleurs croyants qui est en jeu.

Les symboles religieux non admis, les prescrits alimentaires tolérés

Tout en gardant en tête les limites d’un tel sondage et son caractère volontairement provocateur, on peut tout de même relever quelques éléments intéressants dégagés par cette enquête, notamment à propos de ces lignes : « À peine un quart des sondés juge acceptable la présence de symboles explicitement religieux tels que des foulards et autres attributs vestimentaires. » (…) « En revanche, la disponibilité de préparations alimentaires respectant les interdits religieux est largement tolérée : 56 % des répondants n’ont rien contre. »

C’est donc la visibilité de la religion qui pose davantage problème aux personnes sondées. Pour amorcer une démarche interculturelle, comprendre pourquoi le rejet de certaines pratiques religieuses, mais pas de l’entièreté de celles-ci, serait un bon angle de départ. Il serait intéressant de mettre à jour ce qui insupporte ces Belges dans la visibilité des symboles religieux, et ce qui les choque moins dans les prescrits alimentaires. Quelles sont les représentations, valeurs, idéaux en jeu qui légitiment pour les sondés leur refus du port du voile mais leur permet de tolérer la nourriture halâl ? Quelle est la position des travailleurs de confession musulmane ?

Un profond malaise autour de l’Islam

Le sondage publié par le Soir nous le démontre sans peine. Le malaise autour de l’Islam est fort en Belgique. Le cas de conscience en Belgique semble être le suivant. Doit-on respecter la liberté de conviction et de religion au risque d’offrir un boulevard aux zélateurs d’un Islam perçu par de nombreux concitoyens comme agressif et incompatible avec la démocratie et le respect de l’égalité des sexes ? Doit-on au contraire promouvoir une laïcité combative qui exclut la religion de l’espace public, et donc du travail, et la cantonne à l’unique sphère privée au risque cette fois-ci de porter atteinte aux libertés individuelles qui sont justement au cœur de cette démocratie ?

Dans ce contexte, le voile est devenu le symbole absolu. Pour certains, il est une des concrétisations du droit à la différence et à la liberté de conviction, mais pour d’autres il est l’emblème de la soumission de la femme, de l’archaïsme d’une religion contraire en tout point aux valeurs occidentales. Le halâl, malgré quelques polémiques en France, n’a jamais acquis la même valeur de symbole, probablement parce qu’il est déjà acquis par tous que certains, par choix politiques ou religieux, s’astreignent à un régime alimentaire spécifique sans que cela n’ait aucun impact sur la vie des autres.

Cette façon de poser les termes du débat, on le voit, est malheureusement trop manichéenne. Elle oppose irrémédiablement les musulmans aux autres. La réalité est autrement plus nuancée.

N’en reste pas moins qu’une telle atmosphère a des conséquences quotidiennes. Au-delà du sondage évoqué, ce sont des milliers de travailleurs musulmans qui font chaque jour les frais du cas de conscience des Belges. En l’absence d’un message politique fort, les chefs d’entreprises sont amenés à prendre des décisions en leur âme et conscience, pour le meilleur comme pour le pire…
/…/

Perspectives de conciliation

Si on reprend les éléments évoqués dans cette analyse, on voit que d’un côté, les personnes croyantes pratiquantes ne souhaitent pas à tout prix faire primer leur pratique religieuse par rapport aux exigences de leur emploi. D’un autre côté, au vu du sondage, une partie des personnes défavorables aux symboles religieux seraient tolérantes envers certaines pratiques liées aux convictions. Il y a là une base pour dialoguer.

Pax Christi Wallonie Bruxelles, Newsletter/Avril 2013
 

- Le Racisme en Belgique

Le journal Le Soir de Belgique rapporte dans une chronique du 20.03.13 le constat fait par la fédération européenne des organisations antiracistes (ENAR) dans lequel on dit que le racisme en Belgique se manifeste de plus en plus sous les traits de l’islamophobie. Ce rapport se conforme en tous points à celui que présentait Amnesty International, voici un peu moins d’un an, sur les discriminations à l’égard des musulmans. D’après cette étude, les 600.000 musulmans de Belgique font l’objet de discriminations persistantes, dans le domaine de l’emploi, de l’éducation et de l’accès aux services publics et privés. Les chiffres cités par ENAR montrent que sur l’ensemble des dossiers de discrimination « religieuse », près de 80 % visent les musulmans ou les communautés musulmanes. En cause, principalement : les médias (51 % des plaintes), le monde professionnel (19 %) et l’enseignement (11 %).

- Coalitie Boom teruggefloten door nationale partijvoorzitters

De hoofddoek bannen in de gemeenteraad ? « Niet de beste beslissing ter wereld », zegt NVA-voorzitter Bart De Wever, die zijn collega-burgemeester van Boom terugfluit.

Nadat bekend was geraakt dat Boom hoofddoeken wil bannen uit de gemeenteraad, ontplofte zijn mobieltje. In geen tijd liep zijn voicemail vol. Iedereen eiste meer tekst en uitleg. En niet de minsten.

Te beginnen met partijgenoot en Vlaams minister van Integratie Geert Bourgeois. Die vindt de beslissing van het bestuur in strijd met het recht op vrije mening en vrije meningsuiting. « Een gemeenteraadslid is precies gekozen omwille van de overtuiging waar die man of vrouw voor opkomt », laat Bourgeois vanuit het buitenland weten. « Een verbod op het dragen van een uiterlijk kenteken van je overtuiging kan in mijn ogen niet. Of het nu om een hoofddoek gaat, of een keppeltje, een kruisteken of regenboogtrui. Dat maakt niet uit. »

/…/ Bart De Wever : « In dit geval denk ik dat de grondwet bepaalt dat een raadslid de vrijheid heeft om bepaalde tekenen te dragen. Dat verloor het bestuur van Boom uit het oog. »

De Standaard van 23 april 2013
 

- Les départs en Syrie

L’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) réprouve “fermement” le départ de jeunes musulmans belges en Syrie pour combattre aux côtés des rebelles, indique-t-il dans un communiqué de presse dans lequel l’EMB dit poursuivre ses efforts de sensibilisation auprès des jeunes de confession musulmane, notamment par le biais de formations des ministres de culte, et lance un appel aux autorités en vue d’élaborer “ensemble des pistes de résolutions constructives pour enrayer les multiples facteurs et conséquences de cette problématique de départs de jeunes vers la Syrie”. L´exécutif demande également dans son communiqué de ne pas rendre les mosquées responsables de ce problème.

Repris du Bulletin ARCRE n° 25
 

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