missionarissen van afrika
missionnaires d’afrique

L A V I G E R I E . be
Algérie

« Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers. »

Luc 13:22-30.
jeudi 25 avril 2013 par Jan Heuft, Webmaster

Ces paroles, nous les lisons dans l’Evangile de Luc 13.22/30. Elles arrivent à la fin d’un long discours où Jésus met l’accent sur la vérité et l’humilité. Ce sont des mots durs pour ceux qui vivent dans le monde où chacun cherche à dominer l’autre, là où chacun doit être champion. Ces textes bibliques sont difficiles à digérer. Ceux qui aiment se faire voir, ceux qui veulent se mettre en avant, ceux qui cherchent à être importants, pour ceux-là, il sera difficile d’entrer au ciel. La porte sera étroite.

Cela me fait penser à notre présence missionnaire en Afrique du Nord. Il ne s’agit pas de faire des choses importantes, mais d’y être présent en partageant les mêmes conditions de vie avec ceux qu’on rencontre sur la route de la vie, comme un « compagnon » qui écoute et où on se laisse accompagner de la même façon. Tout en laissant à l’autre toute sa place pour être lui-même et pour le respecter dans sa culture et dans sa foi.

Des fois, je pense à mes confrères qui ont été assassinés ; le jour de leur enterrement, la population de la ville criait « Ils étaient des hommes de Dieu, nous avions confiance en eux ». Ces confrères n’avaient rien fait de spécial, mais ils étaient jour et nuit prêts à écouter tout le monde. Ils n’ont converti personne, ils ont écouté beaucoup de gens, ils ont prié ensemble, souvent, chacun à sa manière.

Quand on parle de mission ou de développement, il est important de viser l’homme. Que l’homme s’efforce à devenir plus homme, puisqu’il est tout de même créé à l’image et la ressemblance de Dieu.

Un jour, je rencontrais un vieil arabe plein de sagesse. Il m’expliquait que tout ce que je faisais était très bien, mais que ce serait encore mieux si les gens le faisaient eux-mêmes. Il disait avec un proverbe « que je pouvais jouer au foot avec eux, mais que eux devaient marquer les buts. » C’est très différent que de monter sur la scène pour se faire applaudir ou bien chercher le pouvoir.

De longues années, j’ai dirigé une école. Un jour, elle a été nationalisée. Tout le monde était triste parce que nous aimions notre école et on avait de très beaux résultats aux examens. Tout de même, une femme d’un village des environs passait et toquait à la porte. Elle nous expliquait qu’il y avait un temps pour venir et un temps pour partir. Elle demandait de ne pas croire à notre « indispensabilité » (pardon).

Jouer avec les autres au foot veut dire aussi, couler les fondations et c’est important, c’est déjà un signe de confiance. Nous lisons aussi dans l’évangile que chacun a des talents et que nous devons les exploiter. Toutefois, cela ne veut pas dire que nous devons pousser les autres dans un coin. Jésus nous demande de faire des efforts pour un monde de justice et de paix.

Paul compare notre vie (Hébreux 12.5-7) à une compétition où nous voulons faire du bien et éviter le mal. Il nous invite à secouer loin de nous tout ce qui est mal et à participer à la lutte pour plus de bien.

J’ai bien connu trois Evêques qui m’ont laissé leur devise.

  • Le premier : « Fais tout par amour »
  • Le second : « Fais attention à ce que les chrétiens soient présents aux lignes de fracture de la société. Là, où il y a de la joie et des souffrances, là où l’homme se perd ».
  • Le troisième (qui vient d’être sacré évêque) : « Je veux donner aux autres la joie de vivre ».

C’est cette dernière devise que je veux vous souhaiter de tout cœur.

Frère Jan Heuft, pb
Alger, le 18 avril 2013

Trad. : P. Geers

 

Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 117 / 601582

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Afrique  Suivre la vie du site Algérie   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.21 + AHUNTSIC

Creative Commons License