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L A V I G E R I E . be

Feuilles vertes - Février 2013

Annexe à Nuntiuncula N° 678
mercredi 27 février 2013 par G.Verbist, mafr.

- L’Ordre de Malte

Quand l’année dernière je(G.V.) revenais de Paris par le train(le Thalys), je faisais connaissance avec un médecin belge, assis à côté de moi. Il travaillait depuis 7 ans pour l’Ordre de Malte, dans un hôpital à Bethléem. Il connaissait bien les Pères Blancs à Jérusalem. Je connaissais mal cet Ordre. Vous aussi peut-être ?

L’Ordre de Malte est le plus ancien ordre religieux hospitalier laïc de l’Eglise catholique. Cet Ordre « sujet souverain de droit international » célèbre cette année ses neuf siècles d’existence (1113). Elle entretient des relations diplomatiques avec plus de 110 Etats dans le monde. L’Ordre est avant tout l’une des premières organisations humanitaires mondiales.

Le Grand Maître de l’Ordre Souverain de Malte habite à Rome, dans un palais sur l’Aventin. Il est le 79e Grand Maître, Fra’Matthew Festing, britannique, élu à vie. Doyen des ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, jouissant dans l’Eglise catholique du rang de cardinal. Il s’agit d’un titre purement honorifique et ne jouit d’aucune des prérogatives d’un ‘vrai’ cardinal. Son actuel Grand Chancelier (équivalent du premier ministre) est Jean-Pierre Mazery, de nationalité française.

Ses 13 500 membres, ses 80 000 bénévoles, dont 25 000 médecins et infirmiers, sont à l’œuvre partout dans le monde auprès des plus pauvres.

En 2012, l’Ordre est intervenu dans 120 pays. Il gère 15 hôpitaux, 110 maisons de repos, 1500 postes de premiers secours et il intervient sur tous les terrains de guerre et de violence dans le monde, au nom de l’Evangile, pour la paix.

Un peu d’histoire… Quel dommage que la légèreté de Bonaparte, en route vers l’Egypte avec ses navires, ait abouti à mettre fin à la souveraineté de l’Ordre qui s’exerçait effectivement sur l’île de Malte, jusqu’en 1799.

(d’après Fréderic Mounier, La Croix. 8.1.13.)
 
« Ne mêlons pas Dieu à nos conflits humains. Laissons Dieu être Dieu et ne nous prenons pas trop vite pour ses envoyés ou pour les exécuteurs de ses jugements. Le jugement ne nous appartient pas » (+ Mgr Clavérie )

- Le devenir de l’islam en Europe, en Belgique ( par Farid El Asri. UCL)

La transmission de l’islam des parents aux jeunes est restée significative... Sa spécificité est le silence dans la transmission de la foi... Cette majorité silencieuse passe par différentes phases par lesquelles les musulmans sont en train de passer. Les parents ont transmis un certain héritage islamique où s’interpénètrent des préceptes religieux et des coutumes du pays d’origine.... La phase actuelle est une quête d’harmonie entre l’intériorité et l’extériorité . « Je suis complètement musulman et complètement citoyen ».

De là il y aura trois tendances :

  • 1°/ Ceux qui abandonnent leur appartenance religieuse visible, jusqu’à perdre leur identité musulmane.
  • 2°/ Le repli, d’où le rejet de l’autre : c’est la position salafiste.
  • 3°/ (tendance majoritaire) Le souci de la fidélité au Coran et à la Sunna(Tradition) qui fait participer l’intelligence humaine et n’omet pas l’univers environnant.

Cette dernière approche est plus exigeante et demande plus de débats et de temps. Mais c’est la seule qui respecte autant la question de la fidélité au texte qu’au contexte .

(Document du Dossier édité par ARCRE)
 

- Les mariages interreligieux sont de plus en plus nombreux en Suisse. La Faculté de théologie de Berne entreprend depuis le début de janvier une enquête sur cette réalité dans toute la Suisse germanophone. (Apic)

En Belgique il existe déjà un travail fait dans ce sens, édité en français par CIRI et en flamand par KMS (édité en 2010). Il s’agit de mariages mixtes avec des musulmans (marocains ou turques). Trois brochures : les aspects juridiques (lois), l’accompagnement pastoral, des propositions pour des célébrations religieuses.

- Le résultat des élections en Israël ouvre de nouvelles perspectives, y compris pour les chrétiens

« Si le résultat des élections israéliennes favorise une ouverture à la paix, les chrétiens pourront eux aussi se sentir moins mal à l’aise en tant que citoyens de l’Etat d’Israël et s’ouvriront à eux de nouvelles possibilités d’insertion  » a déclaré le Père Frans Bouwen, qui vit et travaille depuis 44 ans à Jérusalem. « Le profil de la communauté chrétienne en Israël change actuellement – note le Père Bouwen – mais la majorité des chrétiens appartient toujours à la minorité arabe palestinienne. Les autres chrétiens sont en majorité des travailleurs immigrés et leur enracinement stable demeure à vérifier. De plus, il existe l’inconnue représentée par les immigrés russes qui seraient venus en Israël sans révéler leur foi chrétienne. Leur existence est connue tout comme le fait qu’ils se rendent à l’église, visitent les monastères, mais ne veulent pas être identifiés en tant que chrétiens. Personne ne peut dire combien ils sont ».

Les résultats électoraux, selon le Père Bouwen, pourraient ouvrir de nouvelles perspectives. Les citoyens d’Israël ont cependant envoyé un signal fort : « Avec le succès du parti de Yaïr Lapid [1] s’est affirmée une position que je qualifierais de réaliste et pragmatique. Les israéliens ont dit : nous voulons vivre une vie normale, sans luttes idéologiques. La paix fait aussi partie des choses dont on a besoin pour vivre une vie normale ». Le Père Bouwen est un analyste apprécié de la présence des communautés chrétiennes dans le contexte géopolitique de la région.

(Agence Fides. 26/01/2013)
 

- L’amitié islamo-chrétienne en héritage

La mort de son frère, le Prieur du Monastère de Tibhirine Dom Christian de Chergé, a bouleversé sa vie. “ Dès le jour de leur enlèvement, nous, les sept enfants restants, nous nous sommes retrouvés autour de notre mère. Elle, encore, a donné le mot d’ordre. Nous allions prier pour les moines, mais également pour leurs agresseurs. ’ Ils ont aussi besoin de notre prière ’, assurait-elle. La volonté de Dieu s’accomplirait, quelle qu’elle soit......... Nous avons participé à une célébration en région parisienne, toujours dans ce souci de lier les deux communautés (chrétienne et musulmane) dans la prière. Autant de musulmans que de chrétiens sont venus. Un imam a prononcé le prêche et il a parlé de ’nos moines’ ...

Découvrir l’islam a mis au défi ma propre foi. J’ai redécouvert la prière, qui était le parent pauvre de ma vie. Les moines prient sept fois par jour, les musulmans cinq fois. Pour ma part, j’ai redécouvert la prière de l’Angelus, matin, midi et soir. Je prends aussi le temps d’aller régulièrement méditer devant le Saint-Sacrement. J’aime cette position d’écoute”.

(Hubert de Chergé – dans La Vie, 10.01.13.)
 
Toute prière authentique est suscitée par l’ESPRIT SAINT qui est mystérieusement présent au coeur de tout homme. (Jean-Paul II.)

- Militer(!) pour une ouverture aux autres spiritualités
comme le bouddhisme, l’hindouisme, le judaïsme, l’islam.

Jean-Yves Leloup, prêtre orthodoxe et théologien, nous le dit :

Il ne s’agit pas pour moi de militer mais de partager une évidence : au fond de chacun de nos puits (de chacune de nos traditions), c’est le même fleuve d’eau vive qui s’écoule.

Ni syncrétisme, ni sectarisme, mais l’enracinement et l’ouverture restent depuis plus de 40 ans ma ligne de conduite. Sans enracinement dans une tradition particulière, notre ouverture peut se diluer en toutes sortes de mélange qui n’ont rien à voir avec un chemin d’alliance, de respect et d’union véritable avec l’autre. Sans ouverture, notre enracinement dans une tradition particulière, peut devenir sectaire, peur et enfermement dans des réflexes indentitaires.

(Le Monde des RELIGIONS – janv.2013.)
 

- Nouvelles spiritualités : une quête de sens !?

La méditation et le yoga, mais aussi l’étude de la philosophie ont le vent en poupe... Comment expliquer leur si vif succès ? Les adeptes des nouvelles spiritualités préfèrent au Dieu autoritaire des monothéismes l’idée d’un absolu ineffable, qu’ils veulent approcher par leur expérience personnelle, plutôt que par un credo. Etre en accord avec soi-même ! Un idéal élevé qui ne doit cependant pas occulter que des risques de dérives sectaires existent bel et bien.

(Virginie Larousse, in Le Monde des RELIGIONS – janv.2013)
 

Une nouvelle ’église’ s’est ouverte à Londres, Sunday Assembly. Elle se veut athée. “Nous voulons encourager les gens à l’amour fraternel, mais on ne parlera pas de Dieu puisqu’on n’y croit pas”. Jones Sanderson et Pippa Evans promettent un bon show.

(La Vie- 10.01.13.)
 
G.Verbist, mafr.
GROUPE RENCONTRE
 

[1Yaïr Lapid a fondé le Yesh Atid, une formation qu’il préside à vie. Se présentant comme le porte-drapeau de la classe moyenne et des laïcs, cet ancien journaliste vedette de la télévision a fait mouche en mettant l’accent sur des propositions aux antipodes des ultrareligieux, militant notamment en faveur de la conscription obligatoire pour tous (service militaire), pour l’arrêt du renforcement des colonies en Cisjordanie et pour la reprise des négociations avec les Palestiniens. Son parti centriste a eu 19 sièges, devenant la deuxième force politique du pays. (Dimanche express – 3.2.13)


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