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L A V I G E R I E . be
Togo

Notre Mission au Togo

Nuntiuncula n°678 Janvier - Février 2013
mercredi 27 février 2013 par R. Dierckx (Traduction), Webmaster

Notre confrère Theo Caerts envoie une lettre d’information dont nous avons le plaisir de publier des extraits pour permettre à toutes et à tous d’avoir des nouvelles de la fondation au Togo, qui date du mois de mai 2012.

Avété, 10 janvier 2013        

Chers famille et amis,

/.../

Après un mandat comme provincial de l’Afrique de l’Ouest, et après un congé bienfaisant en Belgique, on m’a nommé au Togo. Le Togo est un tout petit pays en Afrique de l’Ouest, coincé entre le Ghana et le Benin (autrefois le Dahomey). Il a une longueur d’environ 700 km et une largeur d’à peu près 50 km. Pour les Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) c’est une « première » . Car les Pères Blancs, qui sont cependant présents dans 22 pays africains, n’avaient auparavant jamais été présents au Togo. Je fais donc partie de la première communauté des Missionnaires d’Afrique qui a été envoyée au Togo. En ce moment nous sommes deux. Mon collègue est le Père Oscar Nyaminane, un « Père Blanc » noir, un Congolais du Congo Kinshasa. Nous nous connaissons très bien, car nous avons vécu ensemble la guerre en Côte d’Ivoire, plus précisément à Korhogo, parmi les rebelles. Un troisième confrère est Ghanéen, mais il n’est attendu qu’en septembre de cette année.
(Ndlr. Ce sera Callistus Baalaboore, qui réside à la rue de Linthout et étudie à Lumen Vitae).

Nous sommes arrivés au Togo le mercredi 9 mai 2012. Nous sommes nommés dans le Diocèse d’Atakpamé, qui se trouve à 150 km au nord de Lomé, capitale du pays, située au bord de la mer. L’évêque d’Atakpamé nous a demandé de fonder une nouvelle paroisse en bordure d’Atakpamé. Une paroisse est toujours un bon moyen pour être proche des gens et pour bien connaître la situation du pays et de la population locale.

Quelles sont maintenant nos premières impressions ? En premier lieu, nous pouvons dire que le Togo est un pays splendide , et particulièrement la région où nous nous trouvons. Nous sommes entourés de collines et de montagnes et de beaucoup de verdure. Ce n’est pas pour rien qu’on nomme le Togo « la petite Suisse ». Le climat aussi est agréable, avec pas mal de pluie et des températures qui dépassent rarement les 35°. En ce moment il fait 32°-33°. Nous sommes dans une région d’agriculture. On cultive principalement du manioc, du maïs, des haricots et des « ignames ».

Quand on vient du Burkina-Faso, où le sol est souvent trop dur pour faire de l’agriculture, alors nous nous trouvons dans un pays de rêves pour un agriculteur . Mais, malgré cela, les gens sont pauvres et le pouvoir d’achat très bas. Ici, un enseignant gagne 10.000fr CFA par mois, un peu plus de 15 €. Depuis plus de 40 ans le pays est gouverné par une seule et même famille et nous avons l’impression, après avoir séjourné ici quelques mois, que ce pays, avec pourtant beaucoup de potentialités, est négligé par la classe politique et ses dirigeants. La région d’Atakpamé paraît spécialement négligée : mauvaises routes, pas d’eau courante ni d’électricité à l’intérieur du pays et dans les villages, le téléphone et la connexion internet qui sont le monopole de l’Etat, en mauvais état. Les gens paraissent accepter cette situation avec un fatalisme certain : ils ne voient pas bien comment cette situation peut changer - et si elle change, il ne faudra surtout pas de nouvelles violences comme cela a été le cas en 2005, dont la région d’Atakpamé, en particulier, a trop souffert.

Si je ne vous ai pas écrit beaucoup depuis mon arrivée ici, c’est en partie à cause des mauvaises communications internet . J’ai eu besoin de beaucoup de temps pour trouver une solution, qui me permette de contourner un peu le manque de connexions. Certains messages, surtout ceux qui sont un peu lourds, je ne puis les ouvrir !
Je remercie donc très sincèrement ceux parmi vous, qui, malgré mon silence, ont continué de m’écrire ! Mais il n’y a pas seulement le problème d’internet.

Quelques semaines après notre arrivée ici, nous avons commencé à apprendre la langue éwé , qui se parle presque partout au Togo et aussi dans une grande partie du Ghana. Nous avons un vrai professeur de langue éwé, parce que cette langue est enseignée dans les cours de l’enseignement moyen. Nous suivons les cours d’éwé trois matinées par semaine, et les après-midis nous essayons de prendre le temps de mémoriser les leçons. Je dis bien « essayons », car nous ne devons pas seulement apprendre la langue, nous devons aussi apprendre à connaître les gens de notre nouvelle paroisse, nous devons aussi nous insérer dans les structures diocésaines et participer à leurs activités. Nous faisons également tout pour rencontrer les prêtres diocésains et les religieux d’Atakpamé pour mieux les connaître. Et surtout, nous devons fonder la nouvelle paroisse.

Et je dis bien « fonder ». C’est vraiment dans le sens littéral du mot, car là où nous nous trouvons aujourd’hui, il n’y a rien. Notre aimable et sympathique évêque Monseigneur Nicodème nous a confié un village, qui s’appelle Talo-Nivissi, et on nous demande de fonder une nouvelle paroisse. La seule chose qui se trouve sur le terrain, c’est une petite chapelle avec un toit de tôles ondulées, sans portes ni fenêtres, qui est remplie le dimanche de chrétiens enthousiastes et dynamiques. Chaque messe dominicale est une fête, avec chants et danses ! , en semaine, cette petite bicoque sert d’école : 155 enfants, répartis en cinq classes, fréquentent cette école.

Et nous-mêmes, nous logeons provisoirement dans une maison, que les gens du secteur ont mise à notre disposition. Comme vous le voyez, tout reste à faire ici  : il faut construire une église, une école, une cure. C’est une vraie fondation ! La petite communauté chrétienne est très dynamique, très enthousiaste et très généreuse.
Les gens sont très heureux et très fiers d’avoir enfin « leurs » prêtres. Nous ne voulons pas les décevoir.

Si quelqu’un parmi vous voulait nous aider pour cette nouvelle fondation et participer à la réalisation de l’un ou l’autre bâtiment, alors il ou elle est naturellement le ou la bienvenu(e). Si vous connaissez d’autres personnes ou des organismes qui pourraient nous aider, je serais très heureux de les connaître.

  Merci d’avance.

Theo Caerts
B.P.45
AGBONOU-ATAKPAME
République du TOGO

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