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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°66 Breuklijnen

Décembre - December 2012
vendredi 28 décembre 2012 par J.V.

EN GUISE DE VŒUX DE NOËL ET DE NOUVEL AN… "A l’heure d’écrire ces lignes – 26 novembre 2012 – à quelques kilomètres de notre bureau bruxellois, les agriculteurs européens manifestent contre la baisse des prix sur le marché du lait. Plus loin, à Doha, au Qatar, débute la 18° conférence de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique. A l’ordre du jour : l’impact de notre mode de vie sur l’environnement.

Deux préoccupations actuelles et au moins un point commun : la nécessité de faire évoluer notre modèle concurrentiel vers un monde socialement juste et écologiquement soutenable. Alors que notre époque voit s’ouvrir de nombreux possibles, une alternance se dessine : choisirons-nous d’être prédateurs ou créateurs ?

Bonnes fêtes de fin d’année !

L’équipe de Justice et Paix francophone de Belgique
In Pour parler de paix, n° 81, 4e trim 2012

In Financité magazine, numéro 28 de décembre 2012, p. 4

 REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Extraits du BLOG DE COLETTE BRAECKMAN (19-12-2012)

« Ca va aller…Même les plus pessimistes osent à nouveau respirer, Goma ne sera probablement pas attaquée… »

L’appel téléphonique du président Obama au chef de l’Etat rwandais Paul Kagame a rasséréné Goma, où la population redoutait un mouvement des forces rwandaises, sous prétexte d’une attaque imminente des miliciens hutus FDLR. De nouveaux combats auraient rendu difficile sinon impossible le déploiement de la « force neutre » composée de pays d’Afrique australe (Tanzanie, Zimbabwe, Afrique du Sud sinon Angola). Ce détachement de 800 hommes, sitôt qu’il sera à pied d’œuvre, aura pour mission de désarmer les « forces négatives » c’est à dire les miliciens hutus mais aussi les militaires mutins du M23 et il se chargera de surveiller la frontière entre le Congo et le Rwanda.

Sous l’influence de Susan Rice qui représentait son pays aux Nations unies et qui vient de renoncer à prendre la succession d’Hillary Clinton au département d’Etat, la diplomatie américaine s’était jusqu’à présent montrée très circonspecte, refusant d’évoquer explicitement la responsabilité rwandaise dans la déstabilisation de l’Est du Congo. L’appel du président Obama vient de briser cette omerta : selon un communiqué de la Maison Blanche, le chef de l’Etat a mis en garde son homologue rwandais contre « tout soutien au groupe rebelle M23, incompatible avec le désir de paix et de stabilité du Rwanda ». Les deux hommes ont aussi discuté des problèmes de gouvernance en République démocratique du Congo au Congo et le président Obama, prenant sans doute Paul Kagame au mot, a salué son engagement « à promouvoir la recherche d’une solution pacifique dans l’Est de la RDC. » et il a lancé un appel en faveur d’un accord politique, adressant le même message à Joseph Kabila.

Entre les lignes et au-delà des formules de politesse, le message d’Obama représente un tournant dans la politique américaine, puisque Kigali se voit directement interpellé, sinon mis en garde.

L’ONU et l’Union Africaine n’ont pas réussi à vaincre la LRA

5 DÉCEMBRE 2012 - Presque six mois après le lancement d’une stratégie de l’ONU visant à mettre fin à 26 années de violences dues à l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), un rapport conjoint rédigé par une coalition d’organisations non gouvernementales révèle aujourd’hui que cette stratégie n’a pas réussi à faire de progrès significatifs pour atteindre ses objectifs fondamentaux. Le rapport est publié en amont des consultations du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la LRA prévues pour le 18 décembre à New York.  [1]

L’engagement politique timoré des gouvernements régionaux, l’indifférence manifestée par l’ONU et le sous-financement de la mission de l’Union Africaine (UA) sont les causes principales de cet échec.

“Cela fait trop longtemps que les populations d’Afrique centrale subissent les atrocités innommables de la LRA. Leurs enfants sont enlevés et assassinés. Leurs familles sont contraintes de partir de chez elles et leurs moyens de subsistance sont détruits. L’ONU a fait preuve d’une grande responsabilité et a beaucoup investi dans le développement d’une stratégie pour soutenir ces populations et apporter une réponse aux horreurs perpétrées par la LRA. Aujourd’hui, elle ne doit pas relâcher ses efforts. Les enjeux sont trop grands, et il y a trop à perdre,” a dit Ben Keesey, Directeur d’Invisible Children.

Le rapport paraît au moment où la violence s’intensifie de nouveau en République Démocratique du Congo (RDC) et après la divulgation d’informations selon lesquelles le gouvernement soudanais donnerait l’asile à la LRA. Ces derniers développements pourraient offrir à la LRA des opportunités pour réaffirmer son autorité meurtrière dans la région. L’inefficacité flagrante de la collaboration ONU-UA, qui s’illustre en ce moment à propos de la probable intervention militaire au Mali, est aussi une grande source de préoccupation.

“Ce rapport est un appel à la raison en direction du Conseil de Sécurité. S’il ne mobilise pas ses énergies pour la stratégie et s’il ne s’assure pas que les gouvernements régionaux sont vraiment engagés, on risque de voir tout le processus tomber à l’eau. Le Secrétaire Général doit affirmer publiquement sa détermination à voir la Stratégie Régionale de lutte contre la LRA de l’ONU mise en œuvre dans son intégralité,” soulève Ernest Sugule, Coordinateur national de Solidarité et Assistance intégrale aux Personnes Démunies (SAIPED) en RDC.

La communauté internationale a également un rôle clé à jouer dans le soutien des efforts de l’ONU et de l’UA.

L’ONU, en partenariat avec l’Union Africaine et les donateurs internationaux, doit conduire avec vigueur les efforts visant la fin au conflit lié à la LRA. Pour mettre en œuvre cette stratégie onusienne, il faut plus de troupes, l’accès de ces troupes aux sites de repli de la LRA, de l’intelligence renforcée, et intensifier les actions visant à promouvoir les défections. En cette période charnière, l’ONU se doit de relever le défi,” déclare John Bradshaw, directeur exécutif d’Enough Project.

Organisations signataires :

Action Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) ; Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) ; Commission Diocésaine Justice et Paix Dungu-Doruma (CDJP) ; The Enough Project ; European Network for Central Africa (EurAc) ; Global Center for the Responsibility to Protect ; Groupe LOTUS ; IKV Pax Christi ; Invisible Children ; Resolve ; Solidarite et Assistance Intégrale aux Personnes Démunies (SAIPED)

[1Le 18 septembre, au Conseil de Sécurité, la question fut à l’ordre du jour et M. Philippe Bertoux, conseiller politique de la France auprès des Nations Unies, tint un discours circonstancié, mais je n’ai rien trouvé d’autre…


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